La faune sauvage, bénéficiaire indirecte du coronavirus

Si le coronavirus fait peur a tout le monde, il est certainement accueillis avec joies par de nombreuses espèces animales. On pourrait presque dire que si les animaux sauvages et leurs défenseurs voulaient un plan pour se protéger, il vient d’être trouver. La Chine vient d’émettre une interdiction “complète” du commerce et de la consommation d’animaux sauvages.

Cette terrible nouvelle est une aubaine pour de nombreuses espèces qui n’ont plus qu’a espérer que l’interdiction perdure. Si cette mesure est définitivement inscrite dans la loi, ce sera la fin d’une tradition millénaire. Fini donc, la consommation de serpents ou de chauve-souris. Après, le Sras, il y a 17 ans c’est la deuxième crise sanitaire du genre. Cela va cruellement confortés le fait que cela représente un vraie danger dans notre société moderne.

Le trafic et le commerce d’animaux sauvage perdrait avec la chine, un de ses plus grands débouchés. A la suite de cette interdiction, un effet domino pourrait faire effet dans toute l’Asie et même en Afrique. Moins de demandes, veut dire un tarissement de l’offre et moins d’acheteurs, moins de trafiquants

L’exemple du Pangolin est significative. Ce petit mammifère est chassé pour sa chair mais aussi pour ces écailles utilisées en médecine traditionnelle chinoise. Ils sont chassés et vendus en Asie et par conséquence, menacés d’extinction. Selon certains scientifiques, il pourrait avoir servi de vecteur de transmission du nouveau coronavirus vers l’homme. Du coup, bonne nouvelle pour lui, il est moins demandé.

En Afrique, il existe de très nombreux trafics d’animaux et les différentes organisations de défenses des animaux observent également avec attention l’évolution chinoise.

Le docteur Andrew Muir, patron de l’ONG sud-africaine Wilderness Foundation Africa, résume la situation et la la décision chinoise ainsi “un pas positif face à la perte de biodiversité et au nombre d’espèces qui disparaissent”.

Il est aussi clair que ce type de situation, qui pourrait devenir une pandémie, démontre que les enjeux vont désormais au delà de la seule protection animale. Les conséquences se font sentir sur la santé humaine et génèrent des dégâts économiques massifs. On parlent maintenant de répercutions énormes sur le fonctionnement et l’équilibre mondial.

Crédit photo : shadowlily

 

Laisser un commentaire