Cette cliente critique sa banque sur Twitter, qui se venge

Julie Goislard, n’est a priori pas une révolutionnaire. Cette libraire à Clichy-la-Garenne, est juste une cliente de banque ordinaire. Enfin pas tout à fait, son truc, c’est de pointer les dysfonctionnements de sa banque et de le partager sur les réseaux sociaux. Pas vraiment du goût de sa banque, qui ne compte pas se faire critiquer sans réagir.

Au bout du compte, le compte professionnel de la libraire, son compte personnel, son compte joint, celui de son conjoint et de sa fille de 9 ans vont être clôturés. La banque, qui fait partie du groupe Société Générale, fait savoir de son côté, que sa décision n’est pas liée aux messages publics de la cliente, enfin pas complètement.

Cette histoire bien sûr déchaîne les passions sur le net, car elle concrétise la défiance montante des usagers des banques, vis-à-vis du fonctionnement et des coups de ces vénérables institutions.

Il faut dire, que Julie Goislard n’en est pas à son coup d’essai. Apparemment, elle est à l’aise sur les réseaux sociaux, et c’est certainement une cliente qui en veut, à juste titre pour son argent. Résultat, elle a largement fait part des problèmes rencontrés à grands coups de messages, mais aussi de photos sur son compte professionnel Twitter. On retrouve ses soucis avec les dysfonctionnements récurrents de son terminal de paiement et à l’absence de réponse du service client correspondant. Le service client, n’est pas épargné sur Facebook.

Evidemment, la réaction arrive, non pas pour s’excuser de ces désagréments, mais sous la forme d’une menace de clôture de compte. La banque considère que trop, c’est trop ! Toute occasion est bonne à prendre et au début du mois de décembre, elle reçoit une première lettre l’informant de la prochaine fermeture de son compte professionnel en raison d’un dépassement de découvert non autorisé.

A partir de là, chaque camp va défendre son bout de gras, et la banque considère qu’elle agit de manière classique. De plus, la Société Générale explique, ne pas faire de commentaires sur la situation particulière d’un client. Elle fait par contre remarquer, que sa politique actuelle vise au contraire à favoriser les échanges à travers un service après-vente actif sur les réseaux sociaux, et disponible depuis plus de dix ans.

De son côté, la libraire déclare avoir réglé l’ensemble de ses crédits et n’avoir aucun découvert auprès du groupe bancaire, dont elle est cliente depuis 2011.

Chacun appréciera suivant sa vision, cependant, cette histoire nous rappelle que légalement une banque peut clôturer le compte d’un particulier, sans motiver sa décision. Il lui suffit de donner un préavis d’au minimum deux mois, sauf si le compte a été ouvert après l’activation de la procédure de droit au compte.

Crédit photo : spy ghana

 

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