Au Liban : soutenu Hassan Diab est nommé Premier ministre

Au milieu d’une situation particulièrement tendue, durant laquelle la contestation se fait vive, c’est un ancien ministre Hassan Diab, qui va être nommé Premier ministre. Le président Michel Aoun, va le charger de former un gouvernement alors que le pays connaît un soulèvement populaire impressionnant et historique.

Toute cette agitation, a déjà entraîné la démission de Saad Hariri fin octobre. Hassan Diab, peut se targuer d’avoir le soutien du mouvement chiite Hezbollah et ses alliés. Il en aura bien besoin pour reprendre les rênes d’un pays au bord du soulèvement général. Cependant, cela fait maintenant plus de 2 mois que le pays est en plein chaos et en proie à divers revirements politiques. C’est l’ensemble de la classe dirigeante, qui est accusée de corruption et d’incompétence. Les manifestants réclament la formation d’un cabinet de technocrates indépendants du sérail politique, au pouvoir depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).

Cela a entraîné la chute du cabinet Saad Hariri après 13 jours de manifestations, et plongé le pays dans une période difficile et pleine d’incertitude. Il faut bien avouer, que dans un premier temps, toute cette agitation a dissuadé de nombreux candidats à la succession.

M. Hariri, a confirmé qu’il n’était pas candidat à sa propre succession et son bloc parlementaire a nommé aucun candidat pour le remplacer. C’est donc sous l’étiquette indépendante, que M. Diab a été nommé.

C’est un universitaire de 60 ans qui fut ministre de l’Education de 2011 à 2014. Il a récolté les voix du Hezbollah et de ses alliés, dont le Courant patriotique libre (CPL), fondé par le président Aoun et le Parti chiite Amal de M. Berri. Par contre, il n’aura pas le soutien des hauts responsables sunnites, notamment celui du Premier ministre démissionnaire Saad Hariri.

En toile de fond de cette crise politique, on retrouve une situation économique désastreuse. Un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté. La dette publique représentant 150 % de son PIB.

Crédit photo : Nassim GHANDOUR

 

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