Turbulences chez les Centristes : Bayrou à son tour mis en examen
Evidemment, cela fait un peu désordre, même si rien n’est encore jugé. Cependant, le président du MoDem, François Bayrou a été mis en examen et c’est une situation difficile pour celui qui a fait de l’exemplarité un de ses credo et un vrai cheval de bataille. Ces enquêtes, concernant des emplois fictifs au Parlement européen, planent sur d’autres formations politiques françaises.

La convocation de François Bayrou pour complicité de détournement de fonds publics dans l’enquête des assistants d’eurodéputés du MoDem, est la suite d’une série d’autres procédures. On sentait depuis un moment l’étau de la justice se resserrer autour de l’ancien ministre de 68 ans. Il a finalement été mis en examen par les juges d’instruction Charlotte Bilger, Bénédicte de Perthuis et Patricia Simon, chargées de cette enquête.

Auparavant, ce n’est pas moins d’une douzaine de responsables du mouvement, qui ont déjà été mis en examen depuis la mi-novembre dans cette affaire. Parmi eux, l’ex-eurodéputée Sylvie Goulard, l’ancien garde des Sceaux Michel Mercier ou le directeur financier du Parti Alexandre Nardella. Dernièrement, c’est Marielle de Sarnez la vice-présidente du MoDem, qui elle aussi a été rattrapée par la justice pour “détournement de fonds publics” concernant entre autres, le contrat d’une ancienne assistante. À ce stade, neuf anciens eurodéputés MoDem se trouvent dans le viseur de la justice.

Comme pour d’autres Partis, la justice cherche à déterminer une pratique devenue classique. Elle consiste à faire travailler des assistants pour le compte du Parti, en faisant croire qu’ils effectuent des tâches financées par les crédits européens. Ce type de montage servait à financer frauduleusement la masse salariale du Parti. Une pratique reprochée aussi au RN de Marine Le Pen.

A noter, que c’est cette même affaire qui a déjà amené, lors de l’ouverture de l’enquête préliminaire du parquet de Paris en juin 2017, la démission de François Bayrou du poste de ministre de la Justice. De même, que celles de Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et de Sylvie Goulard (Armées).

M. Bayrou, a évoqué concernant les accusations, le fait de personnes motivées par le ressentiment et la vengeance à l’encontre du MoDem. En attendant, il est vrai qu’au sein du Parti LREM, certains doivent être un peu contents de rabaisser les prétentions de certains “barons centristes” qui se font tirer l’oreille pour suivre les indications du Parti. Ils ne manquent pas non plus de marquer leur particularisme et leur expérience face à certains nouveaux venus du Parti présidentiel.

Crédit photo : Mouvementdemocrate

 

 

 

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