Chantal Goya défraie la chronique mais plus pour un spectacle 

Lorsque l’on évoque Chantal Goya, on plonge immédiatement dans le petit monde merveilleux de l’enfance éternelle. Pourtant la réalité du couple qu’elle forme avec le compositeur et mari Jean-Jacques, n’a plus rien du conte de fées. Ils sont actuellement au cœur d’un scandale financier de plus. Ce dernier épisode, confirme une descente aux enfers et des difficultés financières à répétition.

Le dernier épisode retrouve le couple dans les imbroglios qui tournent autour du très sulfureux Crédit municipal de Bordeaux. Ils ont réussi à obtenir un prêt de plus de 2 millions d’euros obtenus alors même, que la chanteuse était inscrite au fichier central des chèques, c’est-à-dire sous le coup d’un interdit bancaire. Sans compter, qu’ils ont été condamnés en 2007 à 18 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour fraude fiscale.

On est loin des flamboyantes années 80, le compositeur entre autres de Johnny Hallyday, se concentre avec succès sur un vrai créneau, le spectacle chantant pour enfant. Pour cela, il peut compter sur celle qui est devenue sa femme, Chantal Goya. Les succès s’enchaînent et le phénomène dépasse largement le cadre strictement enfantin. Des générations vont se mettre à fredonner des airs, comme Pandi Panda, Bécassine, C’est Guignol… Les spectacles remplissent les salles avec La Forêt magiqueLe Soulier qui voleLe Mystérieux Voyage de Marie-Rose”. La vente des disques suit à une cadence qui atteint 20 000 par jour.

Et puis patatras, en une soirée et une désastreuse prestation dans l’émission Le Jeu de la vérité, tout s’écroule. La chanteuse s’agace, s’énerve face à quelques questions insidieuses posées par les téléspectateurs. Elle donne une image d’elle incompatible avec la gentille et aimable personne de ses spectacles. L’envers du décor apparaît, et la magie disparaît.

Le couple s’envole vers les Etats-Unis, car les Américains veulent adapter le spectacle de Marie-Rose. Hélas, le projet finit par capoter lorsque le producteur de la chanteuse est victime d’une crise cardiaque.

A partir de là, ce sera une succession d’investissements et de projets ratés. Il s’agit notamment, de l’achat du château de Saint-Loup-sur-Thouet, dans les Deux-Sèvres, pour en faire un lieu de spectacle le week-end. Un projet sans lendemain, et le couple revend le bien au début des années 1990.

Même scénario pour le retour sur scène, avec plusieurs spectacles pour enfants, comme Le Grenier au trésor. Au bout du compte, le couple est condamné à dix-huit mois de prison pour fraude fiscale. Ils payent cash des relations toujours difficiles avec les services fiscaux depuis le milieu des années 1980.

Tout cela nous amène à ce prêt obtenu de manière illicite en s’appuyant, sur d’éventuels revenus de droit d’auteur de chansons de Jean-Jacques Debout, qui ne sont hélas plus guère diffusés sur les ondes. Chantal Goya, expliquait il y a quelque temps, “la vente de mes 40 millions de disques a été réinvestie dans les spectacles, mais, si je m’arrêtais, qu’est-ce que je ferais ? Le ménage, mes carreaux, la cuisine ? Je suis une hyperactive…et puis je fais maintenant partie de la mémoire collective”.

En attendant, le filet se resserre et il est encore question de fraudes et de récidives, l’histoire ressemble de plus en plus à celle des “Pieds Nickelés”.

Crédit photo : Marilyn

 

 

Laisser un commentaire