Une “maison de retraite” pour les chevaux de la Garde républicaine

Nous tombons tous sous le charme des chevaux de la magnifique garde républicaine qui défilent pour des événements nationaux. La garde républicaine est l’une des dernières unités militaires à utiliser des chevaux lors du défilé du 14 juillet. Ces magnifiques chevaux, fonctionnaires en quelque sorte, ont eux aussi droit à une retraite paisible.

C’est à ce moment-là, qu’intervient l’association Lyne-Guéroult. Elle accueille ses chevaux au domaine du Coty Briard, à Saint-Ouen-le-Pin, dans le Calvados. Ils sont tous devenus, inaptes au service, comme des militaires. Certains, touchés par la limite d’âge et d’autres, ont quelques ennuis physiques qui les rendent, inaptes au service. Il est vrai, qu’ils doivent être suffisamment robustes pour le lourd équipement des militaires. Heureusement pour eux, ils vont pouvoir goûter aux joies de la retraite, en profitant des champs verdoyants de la Normandie.

Une alternative à l’abattoir

Ce ne fut pas toujours le cas, et Daniel Guéroult explique, “dans les années 1980, mon épouse Lyne, qui était cavalière, a appris que les chevaux de la Garde finissaient leur vie dans les abattoirs d’Ézanville (Val-d’Oise). Elle n’a eu alors qu’une idée, les sauver”. Le couple a commencé par 4 chevaux en 1988, qu’ils installent dans une ancienne cidrerie normande, remaniée pour l’occasion. Néanmoins, il faudra attendre 1992, pour que l’association soit reconnue d’utilité publique. A cette date, les chevaux étaient achetés pour les sauver de l’abattoir. Ce n’est qu’en 1996, qu’elle obtient le droit de récupérer gratuitement les équidés.

500 chevaux accueillis et sauvés

Depuis, tout s’est normalisé avec la Garde républicaine, cela a permis de sauver et d’accueillir plus de 500 chevaux. Le cadre de leur nouvelle vie, se compose essentiellement de balades en prairies, sans aucun cavalier pour les monter.

Ce sont donc environ 75 chevaux, pour lesquels l’association compte essentiellement sur les adhésions. Parfois tout de même, la garde républicaine sort de dessous les sabots, un peu de subsides pour aider la “maison de retraite” de ses chevaux.

Crédit photo : Marylou Salon

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