Trop, pas assez, mal équilibré, dans le monde un jeune enfant sur trois est mal nourri

L’alimentation demeure un problème pour un enfant sur trois dans le monde. C’est un rapport de l’ONU qui le rappelle. Loin de se régler, ce phénomène est maintenant la conséquence de nombreux facteurs parfois opposés. Si la majorité des cas dramatiques sont toujours dus à la sous-nutrition, de nombreux enfants sont confrontés à des problèmes de surpoids qui deviennent de plus en plus dangereux.

Le rapport indique qu’en 2018, 227 millions d’enfants de moins de 5 ans sur les 676 millions étaient sous-nutris ou en surpoids à travers le monde. La moitié, soit 340 millions, n’échappe pas à des carences alimentaires. Celles-ci ne sont plus seulement la conséquence d’un manque de nourriture, mais aussi dans certains cas, le résultat de mauvaises habitudes. La malnutrition prend donc des visages très divers, avec la mondialisation des habitudes alimentaires.

Ne nous y trompons pas, le problème numéro 1 reste la sous-nutrition, elle concerne environ quatre fois plus de jeunes enfants que le surpoids. Cependant, ce nombre a nettement baissé, même si cela reste un problème majeur pour de nombreux pays, principalement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Ainsi, 149 millions d’enfants dans le monde sont trop petits pour leur âge ce qui dénote un retard de croissance, et 50 millions sont trop maigres par rapport à leur taille. En cause une malnutrition aiguë, et un problème d’absorption des nutriments.

A côté de cela, la malnutrition se cache derrière des carences importantes qui peuvent avoir de sévères conséquences physiques (système immunitaire déficient, problèmes de vue ou d’audition) et intellectuelles. Souvent, la quantité masque la qualité, car si les calories sont suffisantes, bien d’autres manques apparaissent. A commencer par les minéraux et les vitamines indispensables à leur développement (fer, iode, vitamine A et C en particulier, du fait du manque de fruits et légumes et de produits d’origine animale).

Nous entrons là, dans un phénomène amplifié par “l’accessibilité croissante de nourriture riche en calories, mais pauvre en nutriments”, de type fast-food, nouilles instantanées et autres. Enfin, le surpoids et l’obésité connaissent un développement rapide, avec 40 millions de jeunes enfants touchés, y compris dans les pays pauvres. Actuellement, les trois-quarts d’entre eux doivent désormais y faire face. Pour compléter le tableau, rappelons que les pauvres et les populations précaires des pays riches, sont aussi les cibles de la malbouffe, car plus accessible.

C’est pour cela, que l’organisme encourage les gouvernements à promouvoir et rendre accessibles économiquement les aliments nécessaires à un régime équilibré.

Crédit photo : PublicsDomainePictures

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