L’Inde refuse de rejoindre la zone de libre-échange promue par la Chine

Chaque région du monde, met au point plus ou moins facilement ses accords commerciaux. On connaît les aléas de notre communauté européenne, qui résiste tant bien que mal. En Asie et toute proportion gardée, cette coopération s’appelle l’Asean (association des nations de l’Asie du Sud-est) et les 10 pays qui la composent se sont entendus pour conclure un accord de libre-échange en 2020, avec d’autres partenaires.

C’est un gigantesque traité de libre-échange, comme les aiment les pays d’Asie-Pacifique, il est largement promu et soutenu par Pékin. Cet accord lancé en 2012, est baptisé RCEP. On y retrouve les dix nations membres de l’Asean, c’est-à-dire l’Indonésie, Singapour, les Philippines, la Malaisie, la Thaïlande, le Vietnam, la Birmanie, le Cambodge, Brunei et le Laos. A leurs côtés, d’autres géants économiques, comme l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et la Chine.

Cependant, comme pour l’Europe, certains se font tirer l’oreille et si les communiqués se font rassurants, ils ne peuvent pas masquer certaines difficultés. En l’occurrence, l’Inde ne se joint pas pour l’instant au reste du groupe. En effet, New Delhi craint que la concurrence trop forte des produits chinois sur son marché intérieur ne mette en péril sa production nationale. Une diplomate indienne, Vijay Thakur Singh, du ministère des Affaires étrangères, a confirmé que l’Inde ne “rejoindra pas” le RCEP, dans “l’intérêt national” du pays.

Du coup, tout l’intérêt du RCEP en a pris un coup. En effet, sans la troisième plus grande économie asiatique que représente l’Inde, il n’apparaît plus autant attractif. De nombreux pays, considèrent que c’est avant tout la Chine qui va être le grand bénéficiaire de cette histoire et acquérir en plus un moyen d’accentuer son influence sur les pays membres de l’Asean.

Cependant, les négociations vont certainement repartir, car le RCEP avec l’Inde, formerait le plus important espace de libre-échange de la planète. Il regrouperait près de la moitié de la population et 30 % du PIB de la planète. Un accord de libre-échange apporterait une porte de sortie aux nations asiatiques, et leur permettrait de défendre leurs échan

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