Nike rattrapé par le scandale de dopage Salazar

Tout commence de manière, hélas classique. Une histoire qui mêle dopage, athlètes et entraîneurs. Cependant, cette fois, cela va un peu plus loin en mettant aussi en cause un équipementier et non des moindres, car il s’agit de Nike.

L’entraîneur d’athlétisme au centre de cette histoire, c’est Alberto Salazar. Ce n’est pas un simple entraîneur, il est l’un des plus célèbres dans le monde. Evidemment, pour financer son centre d’entraînement, Alberto Salazar s’est adjoint les services d’un partenaire de choix, il s’agit de Nike. Une collaboration jusqu’ici pour le meilleur, cependant, cela tend vers le pire depuis quelques jours.

Tout commence à faire du bruit lorsque l’USADA, l’agence américaine de lutte contre le dopage, fait un rapport accablant. Ce rapport, est le condensé de six années d’enquêtes. Il révèle, que les résultats de nombreuses stars du fond et du demi-fond, entraînés par Alberto, ne sont pas uniquement dus à des entraînements révolutionnaires.

Il est en fait plus question de chimie, de produits et d’expériences, que de sports. Le rapport évoque l’emploi de testostérone et bien d’autres produits dangereux. A cela se rajoute, des documents médicaux falsifiés. L’Oregon Project, un groupe d’entraînement de très haut niveau ressemble certainement parfois, au laboratoire du Docteur Mabuse. Les sportifs, affirme le patron de l’USADA, ignoraient les dosages, si c’était autorisé ou interdit. Ces athlètes étaient “des animaux de laboratoires”.

Mark Parker au courant

Lui-même, très porté sur la course à pied longue distance, Mark Parker, le patron de Nike s’est dit horrifié par ces pratiques. Cependant, le doute demeure sur le niveau de connaissance du sponsor face à ces pratiques douteuses. De nombreuses informations collectées, font planer un doute sur le rôle de Nike. Ce dernier, finance en partie ce projet créé en 2001, pour promouvoir l’élite des courses à pied longue distance, sous la houlette d’Alberto Salazar.

Alberto Salazar, lui-même ancien athlète d’origine cubaine, triple vainqueur du marathon de New York, a-t-il pu mettre en place tout cela sans aucun contrôle ou au moins devoir un minimum d’informations internes ? A ce propos, il est question de 2 courriels ayant pour destinataire, le PDG de Nike. Dans l’une de ses réponses, il écrivait qu’il “serait intéressant de déterminer la quantité minimale d’hormone masculine requise pour déclencher un test positif”.

Jusqu’ici, Nike avait d’ailleurs soutenu Alberto Salazar dans sa décision de faire appel de sa suspension pour 4 ans prononcée par l’agence américaine antidopage. Il est évident, que cette accumulation de révélations gênantes ne pourra que nuire à la réputation d’une marque qui a notamment bâti son succès sur des stars du sport. L’inquiétude grandit dans un groupe, qui réalise 10 milliards de chiffres d’affaires et accumule les records aussi sur les marchés financiers.

Crédit photo : Nike_Pistorius

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