Les Kurdes, une nouvelle fois lâchés par leurs “alliés”

L’armée turque, a lancé une offensive dans la zone contrôlée par les Kurdes de Syrie. Ils profitent d’un retrait américain, qui ressemble fort à un lâchage d’un ancien allié. En effet, les Kurdes sont apparus en première ligne de la lutte contre Daesh, mais aussi contre Bachar el-Assad, lorsque les pays occidentaux voulaient leurs fins. C’est hélas, une nouvelle tragédie pour ce peuple sans pays, qui oscille entre alliance et répression. Ce sont, surtout des espoirs déçus au profit de la Turquie, l’Iran, l’Irak, et la Syrie.

 

Cela fait plus d’un siècle, que l’on retrouve des combattants kurdes embrigadés dans des manœuvres et des causes pas toujours très reluisantes. Toujours la même rengaine, aidez-nous, engagez-vous à nos côtés et vous aurez un pays.

 

Au bout du compte rien, pire que cela, Donald Trump a fait retirer des troupes d’un secteur laissant libre cours à l’armée Turque dont on sait qu’elle veut en finir avec la présence revendicative Kurde et son armée.

 

Déjà, après la Première Guerre mondiale, les alliés avaient promis la création du Kurdistan, sur les décombres de l’Empire Ottoman. Une intention sans résultat concret, alors les Kurdes participent à la création de la Turquie. Ils prendront part au triste génocide arménien dans l’espoir de retour de la part du nouvel Etat. Cependant, la vision très autoritaire du nouveau leader turc Atatürk, ne laisse pas de place à une quelconque revendication séditieuse. Après avoir participé à la répression contre les Arméniens, ils vont eux-mêmes subir les foudres du pouvoir turc. A partir des années 50, les Kurdes essayent de nouveau de faire valoir leurs droits. Le PKK, le Parti des travailleurs Kurdes, est créé en 1978.

 

Dans d’autres pays, la situation ne s’améliore pas non plus, et les Kurdes d’Irak sont massacrés par les armes chimiques utilisées par Saddam Hussein. Celui-ci, n’apprécie pas non plus la minorité Kurde de son pays. Celle-ci prendra son autonomie dans certains secteurs durant la guerre du Golfe.

 

A partir de 2011, on retrouve les Kurdes dans le gros des bataillons des coalitions occidentales en lutte et surtout en première ligne contre El-Assad et contre Daesh. Leurs aides et leurs actions, sont une nouvelle fois trahies par ceux qui les ont employés.

 

Il est évident, que les mots “alliée” et “coalition” doivent certainement prendre une terrible connotation pour tous ceux qui sont actuellement sur la route. Ils fuient selon les cas, la répression turque, celle de Bachar-El-Assad, et même les exactions de quelques fanatiques de Daesh restants. Par contre, tous sont victimes de promesses non tenues à propos d’un pays pour les accueillir, le Kurdistan.

Crédit photo :  hesam-gholami 

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