Les bières très fortes, un danger pour les jeunes

Fini, le “patron une tourtel”, et les joies de la bière sans alcool, pour que la fête soit plus folle. L’heure est à la Cyclone, à la Mega Demon, la Maximator. En fait, toutes ces bières à très forte teneur en alcool font la joie d’un public jeune pour 2 raisons essentielles. D’une part, elles profitent d’un packaging qui leur est destiné, et d’autre part elles sont facilement accessibles et pas très chères. Tout ceci n’est pas du goût du président de la Ligue contre le cancer, Axel Kahn, qui demande de durcir la réglementation.

C’est en effet toute une gamme de produits qui atteint 14 %, et même à 16 % ou presque 17 % pas plus, pour ne pas tomber dans la catégorie des spiritueux. Cependant, elle n’en reste pas moins dangereuse, car boire 50 cl de bière à 16,8 % revient à boire les deux tiers d’une bouteille de porto ou la quasi-totalité d’une bouteille de vin à 12,5 %.

En plus, d’être attirante pour les jeunes avec un look adapté inspiré de l’univers de la BD, du jeu vidéo, elles sont la plupart du temps vendues par canette de 500 ml. “Une fois ouvertes, on ne peut plus les refermer, il faut boire jusqu’à la lie. Un jeune a alors consommé l’équivalent d’une bouteille de vin”, fait remarquer Axel Kahn.

Cependant, même si ces bières ultra-fortes envahissent les étals des supermarchés, et des supérettes, le délégué général de l’association Brasseurs de France, qui regroupe 98 % des producteurs français, veut dédramatiser un peu la situation. Il signale dans Le Parisien, que les ventes de cette catégorie de bières ne représentent cependant, que 0,5 % du marché.

Pas de quoi satisfaire le généticien de formation élu en juin à la tête de la Ligue contre le cancer, qui évoque un attentat contre la santé des jeunes. Il s’appuie pour dénoncer, “la négligence des autorités”, sur une étude de Santé publique France, qui fait état de 41 000 décès par an, dont 15 000 par cancer à cause de l’alcool. Ce qui en fait la deuxième cause de mortalité évitable en France, après le tabac.

Pour lutter contre ces bières ultra-fortes, souvent fabriquées à l’étranger, 2 écoles. Tout d’abord, interdire ou au moins retirer l’appellation bière aux boissons qui n’utilisent pas les procédés traditionnels de fabrication. Ces produits utilisent “des sucres et des levures”, qui sont ajoutées “afin d’augmenter leurs effets”. Ensuite, ce serait certainement plus dissuasif d’augmenter très fortement la taxe en fonction du grammage d’alcool, car la sanction financière est souvent la plus efficace.

“Et un Panach, un”

Crédit photo : melike yaman

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