Budget 2020 : priorité à l’armée et a l’éducation

Etant donné, que l’heure est à l’économie, il est évident que du côté des différents ministères, il y a comme on dit, des priorités. C’est une façon édulcorée de dire, que certains ministères vont devoir faire des économies. Les maîtres-mots sont, maîtrise du déficit public et réduction d’impôts.

Le budget 2020 sera officiellement divulgué la semaine prochaine. Il est toujours intéressant de voir quels sont les ministères, qui gardent les bonnes grâces financières. Cela donne une idée claire des priorités de l’exécutif, ainsi que les domaines importants du moment.

C’est nettement le ministère des armées qui est le grand gagnant du nouveau budget. 1,7 milliard d’euros supplémentaires. Le gouvernement, s’est donné entre autres pour mission, de renouveler des équipements dépassés. Ce budget devrait aussi permettre, le renforcement des équipements d’accompagnement et de protection des soldats, et du soutien aux infrastructures. De quoi s’attirer les bonnes grâces de celle qui est de moins en moins « la grande muette ».

Le ministère de l’Education nationale, se trouve aussi renforcé avec 1 milliard d’euros d’augmentation. Il faut dire, qu’il faut bien cela pour financer l’instruction rendue obligatoire dès 3 ans à compter de la rentrée 2019. De même, les soutiens pour les quartiers prioritaires qui comprennent des projets, comme les classes à 12 élèves en grande section de maternelle. Sans oublier un effort en direction des élèves en situation de handicap, qui va se traduire par la création de 6 400 emplois d’accompagnants d’élèves.

Toujours dans la catégorie budget en hausse, le ministère de l’Intérieur, au sein duquel la mission immigration asile et intégration, voit ses crédits progresser de 200 millions d’euros. En ligne de mire, 2 objectifs “garantir le droit d’asile et mieux maîtriser les flux migratoires”.

Le budget du ministère de la Justice va augmenter de 313 millions d’euros, soit une hausse de 4,5 %. Le budget comporte 600 millions d’euros d’engagement pour créer 15 000 places de prison supplémentaires à l’horizon 2027.

Si d’un côté, il y a du soulagement, pour d’autres, c’est plutôt la soupe à la grimace. Parmi eux, le ministère du Travail et de l’Emploi est celui qui perd le plus de crédits avec une baisse de 2,07 milliards. Cela signifie la fin des mesures du plan d’urgence pour l’emploi, les contrats aidés dont une partie sera désormais assurée par le budget de l’Éducation nationale s’agissant de l’accompagnement des élèves handicapés.

Deuxième grand perdant, le territoire. Derrière ce ministère, il y a le logement, l’hébergement d’urgence, la ville et de l’aménagement du territoire. 80 % de son budget, concerne les aides personnelles au logement (APL). La réforme, pour ne pas dire réduction de cette prestation, doit permettre d’économiser environ 900 millions d’euros l’année prochaine.

Et enfin, le budget du ministère de l’Agriculture va être amputé de 300 millions d’euros. Il sera plus difficile de faire pousser des « subventions ». Cela ne va pas aider à enrayer la vague de scepticisme mortel qui secoue le monde rural. Toutefois, l’état maintient l’aide a certaines zones et les moyens alloués aux aides à l’agriculture biologique et aux mesures agro-environnementales et climatiques sont, maintenus.

Si les gars du terroir sont mécontents, ils pourront se dire que les bobos de la ville n’échappent pas au carnage. Le budget de la culture et plus précisément l’audiovisuel public, devra faire avec 300 millions d’économies, prévus sur trois ans.

Crédit photo : -Marc Fulconis

 

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