Le Pape François veut faire passer les petits pays avant les grands

Les temps changent et actuellement, c’est le Pape qui demande à certaines de ses oies de ne plus être trop rigides dans l’approche et leur vision du catholicisme. Nous sommes donc loin, et même a contrario d’une traditionnelle rigueur de la papauté, envers des demandes d’assouplissements émanant de la base.

Le pape François vient de terminer sa tournée africaine. Le contact et la vision de la situation dramatique de certaines populations ont dû conforter le prélat de Rome de continuer sa mission vers les plus défavorisés. Il confirme, qu’il veut privilégier les petits pays, y compris en Europe au risque de décevoir aussi la France, qui ne cesse de l’inviter

A ce propos, il s’en est pris aux catholiques conservateurs qui critiquent ses discours en les considérant un peu trop sociaux. Certains catholiques conservateurs, en particulier aux Etats-Unis, jugent que le Pape argentin parle trop d’inégalités sociales, de migrants et d’exclus. De nombreuses congrégations et personnalités religieuses préféreraient, que le Pape François se préoccupe d’abord de la doctrine traditionnelle, de l’affirmation des valeurs de la famille ou de la morale sexuelle.

Il est même question, au détour de quelques “petites phrases” égarées plus ou moins volontairement, de l’éventualité d’une démission.

Loin de minorer ce mouvement, le Pape François n’a pas nié des critiques qui “ne viennent pas seulement des Américains. D’un peu partout et aussi dans la Curie“. Il assume pleinement ses déclarations et il semble même prêt à affronter un schisme s’il le fallait. Cependant, il prie pour que les choses n’en viennent pas là.

Le message est clair, ses opposants ne doivent pas s’attendre à un assouplissement de sa manière de faire. Il rappelle, qu’un bon nombre de ses orientations sont en tout point, similaires à celles adoptées par un prestigieux prédécesseur, à savoir Jean Paul II. Il déclare à ce sujet, “les mêmes choses ! Je les copie !”.

Le pontife se veut ouvert et prêt à entendre les critiques “constructives et loyales“. Il entend bien ne pas les confondre avec les remarques de “petits groupes fermés qui ne veulent pas entendre la réponse à la critique“. A ceux qui l’accusent d’être trop communiste, il répond, “entrer l’idéologie dans la doctrine, et quand la doctrine ruisselle d’idéologie, il y a la possibilité d’un schisme“.

Le Pape a donc voulu marquer sa détermination et il s’est montré incisif. Il prédit et avertit, “aujourd’hui, nous avons tellement d’écoles de rigidité dans l’Eglise, qui ne sont pas des schismes, mais qui sont des chemins chrétiens de type schismatique. A la fin, ils finiront mal“.

Un sévère recadrage ponctué de courageuses déclarations, d’intentions louables, et d’une forte volonté. Une attitude, qui a tout pour déplaire aux plus rigoristes.

Crédit photo : tauma

 

 

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