Stéphanie Frappart est devenue la première femme arbitre d’une rencontre majeure masculine

Le match de Supercoupe d’Europe opposant Liverpool et Chelsea, qui s’est déroulé à Istanbul, a vu la victoire finale de Liverpool aux tirs au but. La rencontre s’est passée sans encombre et au-delà du résultat, elle restera dans les mémoires, comme la première rencontre masculine majeure arbitrée par une femme. Il s’agit de la Française Stéphanie Frappart.

Ce choc entre 2 grandes équipes anglaises, ne manque pas de vedettes du ballon rond et pourtant cette fois, la particularité sera dans la présence de ce qu’il faudra bien appeler la “femme en noir”. En effet, c’est une Française qui a ouvré sur la pelouse du stade, assistée de deux autres femmes, sa compatriote Manuela Nicolosi et l’Irlandaise Michell.

Une nouvelle étape dans le parcours de cette Française de 35 ans. Il ne faut pas se méprendre, sa présence n’a rien d’un simple coup médiatique. Stéphanie Frappart a déjà une longue carrière derrière elle. Elle a fait ses débuts en Ligue 2, en 2014. En avril dernier, après cinq saisons en deuxième division, elle est devenue la première femme à diriger un match de Ligue 1.

Après avoir arbitré le 7 juillet, la finale du Mondial Féminin entre les Etats-Unis et Les Pays-Bas, un événement majeur qui s’est déroulé devant des millions de téléspectateurs, elle continue son ascension. Roberto Rosetti, responsable en chef de l’arbitrage de l’UEFA a déclaré, “cela fait plusieurs années déjà que Stéphanie Frappart prouve qu’elle est l’une des meilleures femmes arbitres non seulement sur la scène européenne, mais aussi à l’échelle mondiale”.

Pour cette jeune femme, originaire de banlieue parisienne, il a fallu évidemment se battre contre le machisme. Elle précise, qu’il est le plus souvent présent dans les tribunes que sur le terrain. Ce sont donc souvent ses proches qui assistent au match, qui en sont témoins et qui l’ont souvent enduré à sa place.

En attendant, pas de passe-droit, elle a répondu aux mêmes tests physiques que les garçons. Ses qualités et ses prestations, sont reconnues par tous. Cependant, elle pense que son statut peut être un avantage et elle déclare, “je pense qu’il y a un peu plus de respect pour une femme. Dans la virulence des mots, il y a peut-être une barrière qui fait qu’on touche moins à une femme ou qu’on s’adresse à elle de manière un peu plus correcte“.

Bien sûr, il arrive encore souvent qu’elle entende sur le terrain, un classique et désabusé “Monsieur l’arbitre…”

Crédit photo : tevarak phanduang-

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