Un professeur, sans casier judiciaire a subi 100 contrôles frontaliers en sept ans

David Baker en a marre, apparemment cet honnête citoyen anglais, sans casier judiciaire, est la bête noire des services de sécurité des aéroports. Il a été arrêté environ 100 fois en sept ans, sans aucune réelle explication. Après un énième contrôle, il est allé directement au home office (Bureau de l’Intérieur) pour avoir des explications.

David Baker, 57 ans est un professeur d’université. C’est un spécialiste en neuro-immunologie de l’Université Queen Mary à Londres. Il a mené, des travaux dans le traitement de maladies telles que la sclérose en plaques. Tout cela l’amène à voyager fréquemment pour son travail.

Rajoutons, qu’il n’a jamais eu affaire à la justice anglaise et n’a jamais été arrêté. Cependant, il est arrivé qu’il se fasse contrôler trois fois en une semaine par des responsables d’aéroports. Etant donné, qu’il n’a jamais eu de véritables explications sur ces agissements à son égard, il en est naturellement venu à mettre en doute la sécurité et la fiabilité des bases de données de sécurité du Home Office.

La plupart du temps, son arrestation s’explique par son nom, identique apparemment à celui d’un trafiquant de drogue. Il reste, que depuis le temps, il doit y avoir une solution. Dans le cas contraire, on peut douter de la fiabilité d’un passeport biométrique et des informations réelles qu’il peut fournir. Cependant, Baker a parfois été arrêté dans les aéroports avant même d’avoir atteint les caméras de reconnaissance faciale. Il pense donc à juste titre, que le problème n’est peut-être pas que technologique.

A ce propos, il déclare “cela me rend fou, le Home Office n’admet pas qu’il existe un problème. C’est une vraie douleur pour tous ceux avec qui je voyage aussi. Pendant qu’ils franchissent les portes, je suis arrêté et pris à part.

De son côté, un porte-parole du Home Office a expliqué très sobrement, que chaque personne arrivant au Royaume-Uni, est contrôlée suivant les critères fournis par les bases de données du Home Office. Le porte-parole a ajouté, qu’il ne commentait pas systématiquement des cas individuels. Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir.

On s’oriente vers une situation du style kafka. A savoir, si vous êtes arrêté, c’est pour une raison et bien sûr qu’il y a une raison, puisque vous avez été arrêté. The Guardian, qui a recueilli les déclarations de David Baker, explique qu’il envisage presque de changer de nom par acte de vote.

Crédit photo : blake guidry

 

Laisser un commentaire