Neymar et le PSG : quand un presque champion joue dans un presque grand club

Ce n’est plus la peine de se cacher la face, quoique le futur décide, la venue de Neymar au Paris Saint-Germain est loin d’être une réussite. Cela prend plutôt l’allure d’un fiasco. Le club de la capitale et ses dirigeants n’arrivent pas à se faire respecter par la star brésilienne, qui fait globalement un peu ce qu’elle veut.

Nous n’aimerions pas être à la place de l’entraîneur Parisien Thomas Tuchel, qui doit composer tactiquement avec ce type de joueur. Certes, le Brésilien est capable de faire basculer un match à lui tout seul, mais il est sûrement compliqué de lui faire accepter des consignes qui ne lui plaisent pas, mais qui sont indispensables à l’équipe. Tout cela, au milieu d’une pléiade d’autres joueurs stars ou en devenir, qui ne demandent qu’à mettre en avant des ego souvent surdimensionnés.

Nous touchons là certainement, la base de l’échec relatif de l’équipe parisienne actuellement. Ce ne sont pas les grands joueurs, ou les grandes équipes qui gagnent la Coupe d’Europe, ce sont avant tout les grands clubs. Or, un grand club, c’est d’abord des cadres et un staff d’encadrement à la hauteur et sûr de sa force.

Il est clair, que la venue de Neymar est liée à sa volonté de gagner des trophées et notamment la Ligue des champions. On peut comprendre sa frustration au même titre que d’autres joueurs de talent. Cependant, il ne faut pas oublier que pour un achat de 222 millions d’euros et surtout 37 millions d’euros par an, on peut retourner la situation.

Quid de l’influence de la star sur le jeu et dans les vestiaires ? Mettons sur la table, les conséquences de l’image désastreuse en terme de crédibilité de voir un joueur se faire soigner comme bon lui semble. Il a en effet choisi un protocole médical qui n’était pas celui du club. Au passage, il a imposé son calendrier, en quittant Paris pour rejoindre le Brésil sans l’accord de son entraîneur. Il a d’ailleurs, repris l’entraînement cet été avec sept jours de retard sur la convocation du club.

Une simple exigence de résultats, basée sur des objectifs précis, permettrait de mieux définir les responsabilités de chacun. Ainsi, ce serait plus simple de séparer les espaces de liberté nécessaire à la bonne exploitation de son talent, sans pour autant empiéter sur les rigueurs collectives indispensables pour la recherche de résultats.

Toute cette histoire et ses atermoiements devraient conduire le club à ne plus accepter les caprices de sa diva. En interne, l’unité de l’équipe s’en trouverait renforcer et l’ambiance certainement assainie. De plus, en faisant preuve de fermeté, le club retrouverait une condition indispensable pour gagner les grandes confrontations, être craint, redouté et respecté par tous.

Pour finir, signalons que les deux parties auraient intérêt à ramer ensemble pour y gagner chacune en crédibilité et pour passer un niveau supérieur. Il convient de savoir si Neymar veut être Pelé plutôt que Jairzinho et si le PSG veut devenir Manchester United plutôt que Nottingham Forest.

Crédit photo : naillco

Laisser un commentaire