Encore des départs chez “Les Républicains”

Après la saignée, que le médiocre résultat aux Européennes a constituée pour le Parti “Les Républicains“, il doit affronter une hémorragie. Elle prend la forme de nombreux départs dont le dernier n’est autre que celui de la cheffe de file des Républicains au Conseil municipal de Paris. Florence Berthout a même annoncé son soutien à la majorité présidentielle.

C’est une cascade de conséquences que le Parti subit suite au score particulièrement décevant de 8,48 % récoltés par la liste du conservateur François-Xavier Bellamy. En premier lieu la démission de Laurent Wauquiez de la présidence de LR. Pour certains, c’est le moment opportun pour indiquer clairement ce qu’ils pensent depuis longtemps. Ils ne se reconnaissaient plus dans la ligne et les options, que le Parti conservateur avait pris depuis quelque temps. En bons petits soldats, ils ont suivi malgré tout, mais maintenant, c’est fini.

La décision de Florence Berthout et les raisons qu’elle donne, sonnent comme un réquisitoire contre l’ancienne équipe dirigeante. C’est sous la pression de nombreux cadres que l’élection va être organisée pour trouver un nouveau président en octobre. Cependant, loin de mettre en évidence une ou plusieurs candidatures évidentes, on craint plutôt une nouvelle petite guerre de chefs à droite.

Cette élection risque de mettre tout simplement sur le tapis une question de fond, un chef pour défendre quelle ligne et quel avenir ? Cela devient de plus en plus difficile, car à ses côtés, même en arrivant deuxième à l’élection, LREM s’est confirmé comme un Parti avec lequel il faut compter sur la durée. A ce sujet, Florence Berthout explique “je note qu’autour d’Emmanuel Macron et de son projet de gouvernement, il existe aujourd’hui une capacité à rassembler des électeurs que le gaullisme savait réunir“.

Du coup, on regarde avec curiosité le mouvement de ceux qui sont encore là. Sur les cendres de ce qui fut le premier Parti de France, les grands élus tentent de sauver les meubles en faisant ressortir une candidature consensuelle.

A ce jeu-là, le Chiraquien historique Christian Jacob, pourrait arriver en pleine lumière. Il a pour lui, son expérience de président du groupe LR à l’Assemblée, et surtout il n’a apparemment pas d’ambitions présidentielles. Par contre, cela n’indiquerait pas grand-chose sur les orientations fortes que le Parti prendrait pour redevenir une force vive et de propositions de la politique française.

Crédit photo : salva1745

 

 

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