Etre journaliste, surtout sur le terrain, est de plus en plus dangereux

Qu’on le veuille ou non, ce n’est certainement pas un bon signe, les temps sont durs pour les journalistes. Le dernier rapport de Reporters sans frontières, rapporte que seulement 24 % des 180 pays et territoires étudiés affichent une situation “bonne” ou “plutôt bonne” pour la liberté de la presse, contre 26 % en 2018.

Les journalistes, doivent faire avec la censure, hélas classique de certains pays et gouvernements. A cela, il faut maintenant ajouter, une défiance d’une partie de la population de certains autres pays, qui se transforme en haine et dégénère de plus en plus en violence. De plus en plus de journalistes, se sentent en danger et ils sont victimes de harcèlement, de menaces de mort, qui se rajoutent aux risques des arrestations arbitraires.

On retrouve dans ce terrible classement, les très mauvais élèves que sont le Turkménistan et la Corée du Nord. Pas de réelles surprises, dans ces pays la plupart des médias y sont contrôlés par l’État. Les derniers correspondants clandestins de médias en exil, sont “pourchassés sans relâche”. De même, la marge de manœuvre de la presse est étroite en Chine et au Vietnam. De nombreux journalistes professionnels ou pas, dorment derrière les barreaux. De plus, les nouvelles technologies peuvent accentuer la surveillance.

Après ces habitués de la répression journalistique, on retrouve des pays où la situation s’est nettement dégradée. C’est le cas du Brésil où la campagne présidentielle n’a fait que mettre en place des “discours de haine” et de désinformation, maintenant récurrents avec l’arrivée du nouveau Président.

C’est aussi le cas des Etats-Unis, l’ONG dénonce un climat toujours plus hostile et explique “jamais les journalistes américains n’avaient fait l’objet d’autant de menaces de mort“.

L’Europe n’échappe pas à la tendance, avec des meurtres à Malte, en Slovaquie et en Bulgarie, des attaques verbales et physiques en Serbie ou au Monténégro. Les prises à partie menaçantes et violentes de la part des policiers, comme des manifestants durant les événements et les manifestations de “gilets jaunes” en France, sont significatives.

A cela, il faut ajouter le risque que le pluralisme de la presse “résiste de moins en moins aux logiques de concentration commerciale et aux intérêts économiques“, comme au Japon ou en Australie, déplore RSF.

On garde toujours un peu de mieux pour la fin, certains pays continuent de montrer la voie, comme la Norvège, qui reste en tête du classement, la Finlande (2e). Le Costa Rica, représente un cas à part sur le continent américain, où les journalistes peuvent travailler sereinement.

D’autres pays, ont aussi changé de visage à l’occasion de changements de régime. En Malaisie, aux Maldives, en Ethiopie, ou en Gambie, l’arrivée de nouveaux gouvernants, a largement amélioré le travail des journalistes.

Crédit photo : wall_street_journal

 

 

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