Les grandes entreprises sont les plus mauvais payeurs
Dans la catégorie les “mauvais payeurs”, on connaissait déjà “les conseilleurs”, on va pouvoir y rajouter, comme on s’en doutait un peu, les grandes entreprises. Ce sont elles, qui se font le plus tirer l’oreille pour régler leurs dettes. Globalement, selon le rapport annuel de l’Observatoire des délais de paiement, dévoilés par Les Echos, le retard de paiement moyen s’est stabilisé à 11 jours au-delà des 60 jours réglementaires.

Les éternels optimistes vont insister sur le fait, que les retards de paiement se stabilisent. Cependant, la réalité met en avant qu’ils restent élevés et surtout les entreprises payant à l’heure leurs factures sont de moins en moins nombreuses. Leur nombre est passé en 2018 de 44 % à 41,8 %.

Il faut surtout rappeler les conséquences désastreuses, car cette pratique est responsable chaque année de 25 % des faillites. Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises explique “toutes les petites entreprises sont confrontées un jour ou un autre à ce problème”. Les conséquences sont faciles à comprendre, surtout pour les petites entreprises qui ne disposent pas de marge de manœuvre. Un retard de paiement, et c’est tout de suite des conséquences sur la paie des employés, les impôts et ses propres factures.

Le plus terrible, c’est qu’il faut chercher les plus mauvais payeurs chez les plus gros. De fait, plus la taille de l’entreprise croît, plus les délais de paiement s’allongent. Au bout du compte, les plus mauvais payeurs sont donc les groupes de plus de 5 000 salariés et ils affichent des retards de paiement de plus de 15 jours contre plus de 10 pour les structures de 3 à 5 salariés.

Cette situation est inadmissible et c’est pour cela que le gouvernement a choisi de rendre public les noms des plus mauvais élèves pour les inciter à agir. Ce dernier, a en effet récemment dévoilé les noms de l’Américain Amazon, du chinois Huawei qui ont tous deux écopé d’une amende de 375 000 euros. On peut aussi parler de Canal + International, DHL, Sephora, et même des groupes publics comme la Française des Jeux, La Poste ou la RATP.

Il en faudra certainement beaucoup plus, pour générer un retournement d’habitude général, susceptible aux plus honnêtes d’être payés par leurs clients dans les temps et de plus être les victimes de cette pratique.

Crédit photo : muscapix

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