Le réchauffement climatique réduit la quantité et la variété des poissons des océans

L’activité humaine bouleverse la nature, ses variations vont à leur tour perturber l’activité humaine. C’est ce qui se passe avec le réchauffement des océans qui contribue à réduire la production et la variété des poissons qui peuplent l’ensemble de mers et des océans. Cela constitue une catastrophe écologique qui met aussi en danger une source essentielle de nourriture et de revenus pour des millions de personnes dans le monde.

Une nouvelle étude parue dans la revue Science, explique que toute une série d’espèces avait diminué de 4,1 % entre 1930 et 2010, cela représente une différence de 1,4 million de tonnes de poissons.

L’intérêt de cette nouvelle étude, est de bien séparer les effets du réchauffement de la planète sur les réserves alimentaires mondiales, des autres facteurs, comme la surpêche. Cela sous-entend, que réduire les pêches massives est indispensable, mais hélas cela ne suffira pas, à solutionner le problème.

En effet, il ressort très clairement que la vie marine a subi très durement les effets les plus dramatiques du changement climatique. Les océans, ont absorbé 93 % de la chaleur piégée par les gaz à effet de serre que les humains pompent dans l’atmosphère.

Du coup, comme les températures augmentent plus rapidement que les estimations, les poissons se déplacent là où ils peuvent vivre, à la recherche de meilleures conditions. Les températures océaniques élevées, peuvent tuer les poissons eux-mêmes, ou les sources de nourriture dont ils dépendent. Dans l’ensemble, le nombre de poissons a diminué au cours des huit décennies étudiées.

Finalement, il faudrait mieux que tout le monde comprenne que limiter le réchauffement à 2,7 degrés Fahrenheit, ou 1,5 degré Celsius, par rapport aux niveaux préindustriels, comme le prévoit un objectif de l’accord sur le climat de Paris, influerait plus largement sur la reproduction des poissons. Cela permettrait de réduire la pression mise sur les pécheurs avec les quotas.

En attendant, les chercheurs espèrent aussi “appâter” les pécheurs en faisant valoir que l’on pourrait générer des milliards de dollars de revenus supplémentaires pour la pêche. Pour cela, il faudrait tenir plus compte du fait que le changement climatique entraîne des changements de productivité. Une analyse plus fine, permet par exemple d’imaginer la réduction des limites de capture les années chaudes et négatives, mais peut également inclure l’augmentation des limites de capture les années positives plus froides. Il faudra en tous les cas plus de flexibilité et de réactivité pour une réglementation adaptée au changement climatique si l’on veut profiter de ce potentiel alimentaire.

Selon l’ONU, le poisson représente 17 % de l’apport en protéines animales de la population mondiale et 70 % de celui des habitants de certains pays côtiers et insulaires. C’est une source vitale de protéines pour plus de la moitié de la population mondiale.

Crédit photo : Jed Owen

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