L’après Mondial dope le nombre de spectateurs dans les stades russes flambants neufs

C’est toujours la vaste interrogation, que va-t-on concrètement faire des installations construites pour des événements comme les Jeux olympiques ou la Coupe du Monde de football ? L’histoire nous montre, que de nombreux stades ou sites olympiques sont tout simplement tombés en ruine et dans l’oubli. Croisons les doigts, apparemment six mois après le Mondial 2018, les stades construits en Russie pour la compétition affichent des taux de fréquentations étonnants.

De quoi faire taire les mauvaises langues qui annonçaient le pire. Il fallait aussi effacer une dure réalité, quatre ans après des Jeux olympiques de Sotchi particulièrement critiqués pour leur coût.

Il semblerait, que la rénovation des stades et la publicité faite par la coupe du monde pour le football en Russie aient dopé la présence dans les stades.

De nombreux clubs, ont vu leurs stades se remplir et à la trêve, l’affluence moyenne en première division a augmenté de 30 % par rapport à la saison passée. La moyenne de fréquentation avoisine 17 000 spectateurs par match. Un beau score, qui coïncide avec un retour de popularité du football. Le prix des places est particulièrement bas, afin que le match de foot puisse devenir une occasion de sortie classique.

Il faut bien avouer, que ces installations sont agréables à découvrir et permettent de regarder un match dans de très bonnes conditions. Les médias russes en profitent et ne se lassent pas de montrer de superbes images des installations. Cela nous change de la vision un peu surannée du stade “version soviétique”, certes impressionnante, pour des défilés en tous genres, mais plutôt froid et triste pour un match de football.

Tout ceci, reste encore très précaire et le regain d’énergie du football et la fréquentation des stades sont encore trop récents pour assurer l’équilibre financier de ses installations. Elles dépendent encore beaucoup des subsides de l’Etat et de ses volontés pour ne pas dire ses caprices.

Il va falloir maintenant pérenniser tout cela, pour éviter le feu de paille sans lendemain. Kirill Koulakov, directeur de la faculté de Management du Sport à l’école de commerce RMA de Moscou, explique “le plan initial, c’était que les stades étaient remis aux autorités régionales ou municipales puis privatisés, s’il y a une demande en ce sens du club local“. Or, il faut bien avouer, que les autorités régionales ne sont pas prêtes à reprendre le flambeau. Les stades auraient dû être transférés aux régions avant la fin 2018, mais le ministre russe des Sports Pavel Kolobkov, a annoncé en décembre que ce transfert n’aurait finalement lieu qu’au mois de juin.

Il faut dire, que certaines régions n’ont tout simplement pas d’équipe de football de première division à faire jouer dans le stade.

Crédit photo : shivapat

Laisser un commentaire