Alcool : quand la consommation vire au rouge

Qui dit fêtes de fin d’année, dit repas copieux et parfois consommation un peu trop excessive d’alcool. Les résultats, on les connaît, cela se termine par des nausées, maux de tête, un malaise physique général, bref, “la gueule de bois “. Il faut rajouter à cela cette charmante teinte rosée que votre épiderme prend et qui peut virer à une rougeur intense sur le visage et parfois sur tout le corps. Attention, cela peut surtout avoir des conséquences plus sérieuses qu’on ne croit. 

Revenons à ce qui se passe dans notre corps, une fois ingérée, la majeure partie de l’alcool est éliminée par le foie. Pour cela, il faut deux étapes, deux enzymes différentes.

Tout d’abord, uen enzyme appelée alcool déshydrogénase, qui convertit l’éthanol en acétaldéhyde (ou éthanal) en provoquant, au passage la fameuse “gueule de bois”. Ensuite, c’est au tour de l’enzyme appelée acétaldéhyde déshydrogénase (ALDH) de se mettre au travail pour aboutir à l’acétate ou acide acétique, une substance inactive et inoffensive. Cependant, c’est à ce moment-là, qu’apparaît le problème de rougeur. Chez certaines personnes la métabolisation est moins bien vécue.

Cette “sensibilité” serait d’origine génétique et d’après les recherches menées, elle permettrait d’accélérer la transformation. Le foie, serait alors incapable de travailler au même rythme et une accumulation s’effectue. Celle-ci, est aggravée chez certains, par une autre mutation génétique affectant cette fois-ci le gène de l’enzyme, l’ALDH.

L’accumulation d’acétaldéhyde est accompagnée de la libération d’une molécule du système appelé histamine. Cette molécule est impliquée notamment dans les allergies et peut provoquer une vasodilatation, d’où la rougeur au visage et sur les autres parties du corps.

Cette particularité génétique est plus présente chez les Asiatiques. D’après les estimations, plus d’un tiers des personnes originaires d’Asie de l’Est seraient concernées. Selon les recherches, il semblerait que les variants génétiques impliqués seraient apparus pour la première fois en Chine centrale, avant de se répandre dans une grande partie de l’Asie, mais aussi à travers le monde.

Au-delà de cette rougeur, qui trahit votre consommation d’alcool, ce dysfonctionnement de métabolisation de l’acétaldéhyde, qui vous rend plus perméable aux effets de l’alcool, engendre aussi un risque accru de cancer de l’œsophage.

Le phénomène étant d’origine génétique, pas de remède miracle, seul le traitement des rougeurs notamment par des antihistaminiques, peut être réalisé.

Il ne vous reste pas de solution, sinon, une consommation modérée d’alcool.

Crédit photo : amelie ohlrogge

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