Hongrie : des milliers de Hongrois protestent contre le gouvernement Orban

On peut être populiste, et en même temps, plus vraiment populaire. C’est un peu ce qui arrive au gouvernement Orban en Hongrie actuellement. Ces dernières mesures prises notamment en matière d’emplois, n’ont pas fait que des heureux et des milliers de Hongrois protestent.

Ce sont, des milliers de manifestants qui ont défilé dans les rues de Budapest pour dénoncer la politique de Viktor Orban. Ils sont particulièrement remontés contre une nouvelle loi sur le travail. Si la contestation est une chose inévitable, même dans un pays au gouvernement autoritaire, c’est la première fois, depuis son accession au pouvoir que M. Orban regroupe une majorité, mais contre lui. Ils sont en effet tous là, tous les Partis d’opposition, des Verts à l’extrême droite en passant par les socialistes et les libéraux, ont défilé côte a côte.

En Hongrie, ce n’est pas une énième taxe, qui a mis le feu aux poudres, mais une nouvelle loi sur le travail qui permet aux employeurs d’exiger jusqu’à 400 heures supplémentaires par an. On parle ici de “loi esclavagiste”. En point de mire aussi de certains manifestants, une loi qui met en place de nouveaux tribunaux administratifs compétents et des juridictions spécifiques pour des questions sensibles telles que la loi électorale, les manifestations et la corruption. Ils craignent clairement pour l’indépendance de la justice.

Au fur et à mesure, la mise en place du pouvoir de Viktor Orban se ressent à tous les étages. Il a modifié le système électoral, pour favoriser son Parti, le Fidesz, et a mis ses fidèles à la tête des institutions publiques. Son thème de prédilection, la lutte contre l’immigration lui a cependant permis d’être réélu en avril, mais certains de ces électeurs partisans, commencent à comprendre qu’il sera de plus en plus difficile de faire valoir ses différences.

Si le peuple hongrois a élu un gouvernement pour lutter contre l’immigration et donner plus de travail aux Hongrois, ce n’est pas pour être obligés à leur tour d’accepter n’importe quelles conditions de travail.

A méditer tout de même, du côté des contestataires français de tout poil.

Crédit photo : dan novac

 

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