La girafe est en voie de disparition

La girafe, fait partie de l’indispensable atout d’un zoo. En effet, cet animal dont l’aspect global est assez inédit avec son long coup, à tout pour se faire remarquer, tout en gardant une allure générale bien sympathique. Elle fait partie de notre imaginaire collectif et pourtant, elle aussi pourrait bien disparaître.

On en dénombre plus que 69 293 dans le monde, et croyez bien que lorsque l’on arrive à avoir un chiffre aussi précis, ce n’est pas bon signe pour l’animal en question. Si l’on détaille un peu plus, les spécialistes évoquent en premier lieu, deux sous-espèces de girafe, qui viennent de rejoindre pour la première fois la liste des espèces en danger, la girafe du Kordofan, dont il ne reste plus que 1 400 spécimens sur terre, et la girafe de Nubie, qui ne compte plus que 455 spécimens.

Cependant, les autres espèces ne sont guère plus avancées, car l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), tient à jour la “liste rouge” de référence des espèces menacées. Sur l’échelle de l’UICN, les autres types de girafes se partagent les statuts d’espèce “vulnérable” ou “quasi-menacée”.

Le plus inquiétant est la constatation que de 1985 à 2015, le nombre de girafes a décliné de près de 40 %. Les raisons de ce déclin sont multiples. Les girafes sont en théorie, protégées dans plusieurs pays d’Afrique, mais elles subissent une réduction et une détérioration de leur habitat sous l’impact du réchauffement climatique, de la déforestation et de l’expansion des activités agricoles. Elles sont aussi des victimes collatérales de violences militaires ou paramilitaires, sans compter la chasse illégale.

C’est pour cela, que la différence se fait aussi par zone géographique, car si en Afrique de l’Est et en Afrique centrale, le nombre de girafes est en baisse, il est par contre globalement en hausse en Afrique du Sud et en Afrique de l’Ouest. Sur les neuf sous-espèces de girafes, quatre augmentent, quatre diminuent, et une, reste stable détaille l’UICN. La preuve que rien n’est irréversible.

Il faut donc agir à tous les niveaux. A ce sujet, selon un rapport rédigé par la Humane Society of the United States, entre 2006 et 2015, les États-Unis ont importé près de 40 000 produits de girafe sous forme de trophées ou de vêtements. De fait, 4 groupes de défenses de l’environnement ont porté plainte, car ils accusent l’administration Trump de faire délibérément traîner les choses dans le traitement d’une pétition demandant que les girafes soient protégées par la loi sur les espèces menacées.

Ceci dit, pour Trump, le réchauffement climatique n’a pas lieu, donc aucune raison de s’inquiéter.

Crédit photo : Celine Dufourd

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