Une entreprise japonaise, va payer ses employés pour les faire dormir

L’art et la manière de faire le buzz et d’attirer les medias sur un sujet difficile, surtout au Japon. L’entreprise nipponne Crazy Inc. incite ses salariés à dormir au moins six heures par nuit cinq jours par semaine, en les rétribuant. Le pays est victime d’un surmenage chronique, et parfois dramatique d’une grande partie de sa population.

On savait déjà, que les Japonais étaient des bêtes de travail, maintenus par un management rigide et leur assiduité sans failles. Il semblerait tout de même, que cela aille trop loin. Un rapport remis en octobre 2016 au Premier ministre Shinzo Abe, dévoilait qu’un Japonais sur cinq, risque de mourir au travail, tué par un burn-out.

Cependant, de la constatation à la mise en place de mesure concrète, il y a souvent un gouffre. Kazuhiko Moriyama, a décidé de passer à l’action et de lutter contre ce fléau, en promouvant à son niveau le bien-être. Tout d’abord, il a mis en place dans son entreprise, Crazy Inc. organisatrice de mariages locaux, une récompense pour les salariés qui dorment au moins six heures par nuit cinq jours par semaine. C’est un système de points, qu’ils peuvent s’échanger contre de la nourriture dans la cafétéria de la société, pour une valeur de plus de 500 euros par an. En plus de l’incitation au sommeil, son entreprise encourage à mieux se nourrir, à faire du sport et développer un environnement de travail positif. Les salariés peuvent même bénéficier d’une pension alimentaire pour leurs enfants et des vacances au cours des jours ouvrables.

Vous allez penser, mais comment être sûr que l’employé se repose effectivement le temps nécessaire ? Crazy Inc. fait appel à une application créée par un fabricant de matelas, Airweave Inc pour vérifier.

Décidément, quoi qu’ils fassent, les Japonais nous surprendront toujours. En effet, qui accepterait en France, que son employeur vérifie aussi son sommeil ? Nous y verrions à juste titre, une atteinte à la vie privée et l’ombre de l’esclavagisme à la mode libérale.

Côté Japonais, il semblerait que la fin justifie les moyens. D’ailleurs, une société nippone a mis en service, une sorte de petit drone nommé «T-Frend», qui tourne autour de ceux qui tentent de travailler trop tard le soir. Elle diffuse la chanson écossaise « ce n’est qu’un au revoir », souvent utilisée au Japon pour annoncer la fermeture des magasins.

Crédit photo : takahiro taguchi

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