La fin des animaux sauvages en France

Le constat est dur, même si on s’y attendait un peu. Le Fonds mondial pour la nature (WWF), a rappelé dans un rapport, que depuis 1970 la population d’animaux sauvages s’est réduite de 60 % sur le globe. On imagine immédiatement la fin des gros animaux d’Afrique, ou des espèces exotiques dans des coins retirés du globe. C’est oublier, qu’en France aussi, la biodiversité est en danger. Une espèce de mammifère sur trois, est aujourd’hui menacée.

D’après le Comité français de l’UICN (Union internationale de la conservation de la nature) et le Muséum national d’Histoire naturelle, sur 125 espèces de mammifères, au total 33 % des espèces terrestres et 32 % des espèces marines, sont aujourd’hui menacées ou quasi menacées.

Parmi elles, on retrouve, les classiques, ceux dont on parle. En premier lieu, l’ours et le loup, qui restent menacés sur le territoire français, car ils sont au centre de nombreuses polémiques sur leur réintroduction et les dégâts qu’ils génèrent sur les troupeaux de moutons. C’est aussi le cas du , victime du braconnage, même si sa principale cause de mortalité reste le trafic routier et ferroviaire.

On pourrait aussi citer d’autres espèces moins connues comme le vison d’Europe, qui a été classé en situation de “danger critique”. Il vit principalement en Charente et en Charente-Maritime. Il partage le sort du Grand hamster ou Hamster d’Europe, ce rongeur présent dans une dizaine de communes d’Alsace, qui compte moins d’un millier d’individus, quand le seuil de viabilité de la population est estimé à 1 500.

De mauvaises nouvelles aussi, concernant la situation des chauves-souris, qui ne cesse de s’aggraver. Parmi les dix-sept mammifères menacés de disparition en France, huit font d’ailleurs partie de cette catégorie. Elles font face à un nouveau danger, le développement du secteur éolien, dont les pales sont les causes de collisions mortelles.

Les oiseaux n’échappent pas au carnage, car un tiers des espèces d’oiseaux nicheurs, est désormais menacé. La bécassine des marais, dont la population n’atteint pas les 50 individus. La grue cendrée, la sterne arctique, ou le macareux moine sont également en « danger critique », et même le martin-pêcheur, a subi une perte de 50 % de ses effectifs depuis 2001. On peut regretter, que la tourterelle des bois, dont la population a décliné de 80 à 90 % fasse encore partie des 64 espèces d’oiseaux chassables.

Dans les raisons de ces disparitions, il y a bien sûr, l’intensification des pratiques agricoles, l’urbanisation, les pesticides, des pratiques frauduleuses, la chasse et de nombreuses cassures dans la chaîne alimentaire.

Il est impossible de répertorier toutes les espèces en danger, car cela va du petit insecte, comme la libellule appelée magnifiquement « déesse précieuse », aux cétacés victimes de la pollution du milieu marin, important en méditerranée. Tous ces animaux, qui nous paraissent familiers, ne le seront bientôt plus vraiment. Les vers de terre, les abeilles, les grenouilles, le hérisson, le lapin de Garenne et bien d’autres, vont bientôt prendre place dans les livres aux côtés des dinosaures et autres ptérodactyles.

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