Les Japonais présentent le chewing-gum, qui garde son goût

En matière de nouveauté technologique, les Japonais s’attaquent à tout. Même, le chewing-gum pourrait devenir “électrique” et ainsi ne jamais perdre son goût. Pour cela, une équipe japonaise, se sert de la propriété de certains matériaux, pour produire des impulsions électriques afin de tromper la langue et par extension notre sens du goût.

Une équipe japonaise, a profité de la 31e édition du congrès Annual ACM Symposium on User Interface Software and Tecnology Adjunct proceeding de Berlin, pour présenter leurs premiers résultats.

En matière de manipulation du goût grâce à l’électricité, ce n’est pas une première. En 2014, une petite cuillère couverte d’électrodes était capable de faire ressentir le salé, le sucré, l’amer et l’acide, soit les 4 goûts détectés par les papilles gustatives. Ses recherches, se faisaient principalement en direction des personnes malades et qui doivent se priver en raison d’un régime strict.

On se rappelle aussi du cocktail virtuel et de la sucette électrique, conçus par le Srilankais Nimesha Ranasinghe, dont on peut choisir le goût et la couleur par une application mobile.

L’équipe japonaise de l’Université de Meiji, a présenté sa nouvelle invention, le chewing-gum au goût inaltérable. Pour cela, ils ont utilisé la piézoélectricité. Il s’agit d’une propriété de certains matériaux capables de générer un champ ou un potentiel électrique sous l’action d’une contrainte mécanique. De fait, lorsqu’ils sont mâchés, les matériaux piézoélectriques produisent un courant électrique.

Le tout est placé entre deux couches de film pour les isoler de la salive, et de capuchons facilitant la mâche.

Il reste un petit souci, les goûts et les couleurs ça ne discutent pas et surtout, l’appréciation des saveurs, est bien différente suivant les endroits. Or, si ce matériel a permis aux 80 testeurs du dispositif d’expérimenter un goût, celui-ci se révèle plutôt salé et amer. La ressemblance la plus précise pour certains testeurs, s’oriente vers une saveur se rapprochant du niboshi, sorte de sardines séchées courantes au Japon.

Si cela peut éventuellement être apprécié en Asie, aucune chance du côté de l’Occident pour un chewing-gum. Il va donc falloir affiner cela avant toute éventuelle commercialisation. Deuxième souci, la texture, celle du chewing-gum est bien particulière et entre pleinement dans notre appréciation de cette confiserie. Il va falloir trouver une texture plus agréable, que celle proposée à Berlin.

Vous l’avez bien compris, le principe est acquis, mais il y a encore du travail pour réellement concurrencer le chewing-gum actuel, et pour permettre de faire des bulles.

Crédit photo : Veronica Aguilar

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