La faiblesse des clubs français sur la scène européenne

La semaine fut dure pour les clubs français en Coupe d’Europe, et quand on repense à notre fringante Equipe nationale, le décalage fait apparaître les choses de manière plus cruelle. Cependant, constater que le niveau de notre championnat est plus faible que d’autres, n’est pas nouveau. Certains anciens, se rappelleront que depuis que la télé existe, « les buts venus d’ailleurs », nous ont toujours fait rêver.

C’est vrai, qu’aucune victoire face à des adversaires largement à notre portée, cela fait mal. Cependant, si l’on se réfère à de nombreuses périodes du football français, il n’y a pas vraiment de quoi s’étonner. Rappelons-nous qu’il s’est passé de nombreuses années entre le Reims de Kopa et l’épopée des verts. Bien sûr, on peut prendre en référence d’exceptionnelles années 1990, durant lesquelles le football de clubs français, a connu son apogée avec ses sept finales continentales et ses deux uniques Coupes d’Europe. Mais ça c’était avant.

Depuis une quinzaine d’années, les résultats sportifs sont de plus en plus dépendants des moyens financiers. A ce jeu, la Liga, la Premier League, la Bundesliga et la Série A, font la course en tête du coefficient UEFA, tandis que la Ligue 1 balance entre le quatrième et le sixième rang. Le PSG, se retrouve en trompe l’œil et les résultats montrent, qu’il est dans une autre cour, celle de la Ligue des Champions.

A cela, il faut rajouter des caractéristiques bien françaises, qui ne favorisent pas une évolution vers le haut. Tout d’abord, une espèce de snobisme de la part des clubs français envers la Ligue Europa, cette compétition pourtant à leur portée.

Ensuite, on peut souligner un certain « amateurisme ». Une faiblesse des projets sportifs, et le manque d’audace sont des maux récurrents. Certes, on peut avoir de la sympathie pour des dirigeants « haut en couleur », mais ils masquent souvent de graves erreurs de stratégie et de communication qui refroidissent, des investisseurs sérieux.

Enfin, que dire de certains styles de jeux proposés, ils laissent peu de place à la nouveauté. Sans parler de révolution, un peu plus de d’éclat et prises de risque ne seraient pas un luxe.

Cependant, nous sommes tout de même, champions du monde, notre football gagne ses lettres de noblesse à défaut de gagner plein d’argent. Nous retournerons aux stades voir les débuts de futures stars des championnats étrangers, en espérant tout de même voir quelques belles têtes d’affiches européennes, bientôt dans votre ville.

Photo : George M. Groutas

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