PME : la pénurie de main d’oeuvre qualifiée est toujours d’actualité

La polémique du travail “sur le trottoir d’en face” a eu au moins le mérite de braquer les projecteurs, en matière d’emploi, sur le rapport entre l’offre et la demande en France. C’était d’ailleurs peut-être, l’un des buts. Une nouvelle et récente enquête d’opinion, confirme que plus de la moitié des PME françaises rencontrent des difficultés de recrutement, qui se retrouvent essentiellement dans des profils très qualifiés. 

Ce récent sondage, est l’oeuvre d’Opinion Way. Il révèle, que 52 % des petites et moyennes entreprises, ont rencontré des difficultés de recrutement pour les profils hautement qualifiés. Si l’on va plus dans le détail, les écarts entre Paris et les autres régions, sont très marqués et vont de 27 %, contre 60 %.

2017, fut une année qui a vu une hausse de l’activité. Cela, a forcément entraîné un fort besoin de main d’oeuvre. Or, les entreprises peinent encore à recruter des profils spécifiques, malgré un taux de chômage élevé et un nombre de demandeurs d’emploi.

Dans la liste des freins à l’embauche, citées par les entreprises, on retrouve dans 45 % des cas, l’insuffisance de qualifications professionnelles des candidats. Il s’ensuit l’absence d’actes de candidature pour les postes à pourvoir pour 36 %. Ce n’est qu’après, que l’on retrouve les classiques motifs que sont, le manque de motivation des candidats et les exigences salariales.

Le second facteur évoqué concerne l’incertitude économique, pour un quart des répondants et 22 % indiquent que les coûts liés à l’emploi pourraient constituer un frein à l’embauche. Enfin, 17 % des interrogés soulignent une réglementation trop importante.

Sur le terrain, en France, c’est le secteur du bâtiment qui semble le plus touché par un véritable manque de personnel.

Le taux de chômage dans l’Union européenne est tombé à 6,8 % d’après le bureau international du travail en août dernier contre 8,1 % en zone euro. Pour sa part, la France stagne à 9,3 %. La libéralisation du marché du travail entamée par les différents gouvernements français successifs, ne suffit visiblement pas. Il faut dans le même temps un véritable accompagnement par les pouvoirs publics.

Les économistes de Bercy, évoquent encore de bonnes vieilles recettes, “la dynamique de l’emploi est à ce stade principalement soutenue par la reprise économique et les mesures incitatives sur les cotisations”.

Crédit photo : Alexandre Prévot

 

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