Nouvelles du monde : plus de guerres, pour moins de morts

Trop d’informations, tuent l’information, ou plutôt l’information déforme l’information. Par exemple, les conflits, les guerres sur tous les horizons et surtout, sur tous nos écrans laissent facilement à penser, que le monde est de plus en plus violent. Cependant, au milieu de tout cela, il ressort que la guerre tue de moins en moins.

Cette nouvelle, ne va pas forcément réjouir, tous ceux qui hélas souffrent de près ou de loin des conflits, qui paradoxalement n’ont jamais été aussi nombreux. En effet, la période que nous vivons, a la double particularité d’être celle qui recense le plus de conflits et celle qui compte le moins de morts de ces mêmes guerres.

Cette contradiction, a des raisons très précises. D’une part, les conflits sont de moins en moins interétatiques. On dénombre beaucoup plus de guerres civiles, parfois très localisées. Cela implique, qu’on a affaire à des combattants, souvent plus féroces, mais moins bien organisés, moins bien équipés. Les destructions et la terreur générées sont terribles, mais en bout de course le nombre de victimes est beaucoup moins élevé.

Si on prend un exemple de conflits tel que la Guerre de Corée, qui dura à peine trois années, elle a fait 1,5 million de morts environ, à comparer avec les 500 000 morts environ en Syrie, ou les 10 000 morts environ en Libye. Il faut y voir dans la différence, le recours par exemple à des millions de litres de napalm, ce qui n’est pas possible dans le cadre d’un conflit entre civils. Pas forcément pour cause de mauvaise conscience, mais tout simplement à cause de moyens financiers insuffisants. Par contre, un État peut le faire, grâce aux impôts payés par la population.

Malgré tout, il ne serait pas souhaitable, de se féliciter outre mesure, un mort par la guerre est un mort de trop. Cependant, il convient de ne pas crier au loup, car malgré l’Etat Islamique, la Birmanie, l’éternelle Palestine et bien d’autres, le monde ne sombre pas plus dans le chaos militaire et conflictuel que dans le passé.

Seule une vision nette, sans idéalisme utopique et à l’inverse sans inquiétude outrancière, peut nous permettre une indignation clairvoyante. Celle-ci ne résoudra jamais tout, mais participera certainement à la recherche éternelle, mais indispensable d’un équilibre toujours précaire.

Crédit photo : Κέντρο Ελέγχου Τηλεοράσεων

 

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