Les livreurs n’en peuvent plus et vont se mettre en grève

Voilà ce qui s’appelle choisir son moment, ou profiter des événements et des occasions qui passent. Alors que l’Equipe de France s’apprête à jouer les demi-finales de la Coupe du monde, les livreurs de plusieurs entreprises comme Deliveroo, Foodora ou Uber eats, se mettent en grève. Ils réclament de meilleures conditions de travail.

Vous voyez déjà le tableau quand il va falloir se faire livrer sa pizza ou son repas thaï. C’est évidemment là-dessus que comptent les livreurs pour faire caisse de résonance à leurs revendications. Visiblement, ils sont vraiment très en colère, car ils n’hésitent pas à sacrifier ce qui doit s’annoncer comme une grosse journée pour eux, et ils vont se passer plus globalement de l’une des semaines les plus rentables de l’année.

Dans un communiqué ils expliquent et donnent leurs revendications, à savoir “une tarification minimum horaire garantie, la prise en compte de la pénibilité de travail (pluie, week-end, nuit…), des plages de travail et une activité garantie”.

Les livreurs expliquent s’inquiéter de la façon dont les plateformes continuent à recruter, entraînant une baisse des commandes, et donc moins de chances de rémunération pour ses travailleurs indépendants.

Il est aussi question du futur dans le communiqué avec le projet de loi “avenir professionnel” proposé par le gouvernement d’Édouard Philippe, et qui sera examiné par le Sénat le 10 juillet. Parmi ce projet de loi, il y a l’amendement appelé “taché”, en référence à Aurélien Taché, le député LREM qui l’a proposé. Selon les livreurs, il empêcherait de fait, une éventuelle requalification des emplois des livreurs, qui sont actuellement considérés comme des indépendants en salariés.

En effet, cet amendement autorise les plateformes à établir une “charte”qui les arrange. “En instituant le principe de charte sociale décidée de manière unilatérale et sans contre-partie aucune de la part des plateformes, ce texte ne peut qu’instituer la dépendance et la précarité des travailleurs”, dénoncent les livreurs.

Crédit photo : Popular Ask

 

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