La qualité de l’air dans les écoles françaises est globalement bonne

Comme on peut s’en douter, pour la grande majorité de nos enfants, l’école est l’endroit où ils passent le plus de temps à l’exception de la maison. La qualité de l’air respiré dans nos écoles par nos chérubins, a été effectuée dans le cadre d’un programme de recherches. Cette grande campagne nationale de la qualité de l’air intérieur, a été financé par des fonds publics.

Elle a été confiée à l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) et elle concerne donc plus de six millions d’enfants qui fréquentent les différents établissements en additionnant maternelle et élémentaire.

Les résultats sont, si l’on en croit la conclusion du premier volet de cette enquête plutôt optimiste. “Les prélèvements montrent que la qualité de l’air dans les écoles françaises est globalement satisfaisante“, selon le rapport. L’OQAI, juge même la qualité de l’air respirée dans les salles de classe meilleure que celle des logements ou équivalents.

L’enquête s’est déroulée sur une période de 4 ans, entre 2013 et 2017. Elle a consisté à pratiquer des mesures et prélèvements dans des salles de classe de 301 écoles de France métropolitaine sur 52 000 établissements répartis sur les territoires. Cependant, Claire Dassonville, coordinatrice de cette étude à l’OQAI, affirme “cet échantillon de 301 établissements est représentatif du parc des écoles”. Ils ont été tirés au sort en prenant en compte des critères comme la zone climatique, l’environnement (rural ou urbain), ou encore le type d’école (maternelle ou élémentaire)”.

Même si les résultats sont plutôt positifs, il reste quelques points noirs. La présence encore trop grande du plomb, notamment dans les poussières et dans les peintures anciennes. La valeur recommandée par le Haut conseil de la santé publique pour déclencher un dépistage du saturnisme infantile est dépassée dans 2,4 % des écoles. Ainsi, dans 10 % des établissements, la concentration de cette substance dans des peintures dégradées dépasse le seuil réglementaire.

Autres ponts noirs, les particules fines PM2,5, venant de l’air extérieur pollué par le trafic routier ou les émissions industrielles. Elles ont été détectées dans toutes les salles de classe. La concentration dépasse la valeur guide de 10 microgrammes/m3 proposée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il en est de même pour les composés organiques semi-volatils, substances chimiques issues du plastique, des ordinateurs ou des textiles d’ameublement.

Le rapport préconise quelques aménagements favorisant plus d’aération, car plus de 41 % des écoles ont également au moins une salle de classe très confinée.

Dans une deuxième partie de son enquête, l’OQAI entend aussi mesurer l’exposition des enfants aux champs électromagnétiques. Il veut aussi analyser le confort thermique, acoustique et d’éclairage de ces mêmes salles de classe. Ce deuxième volet de l’enquête sera dévoilé courant 2019.

Crédit photo : ville de Rochefort

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