L’Afrique aussi veut être présente dans l’espace

L’Éthiopie espère résoudre, grâce à la modélisation par satellite, une partie des disputes territoriales à ses frontières. Le pays a également affirmé sa volonté de mieux surveiller les conditions météorologiques. En lançant, le GhanaSat-1, le Ghana veut mieux assurer la surveillance des côtes ghanéennes. Il a également une dimension éducative. “Nous voulons intégrer la technologie du satellite dans les cursus scolaires des lycées”, expliquait Richard Damoah, professeur et assistant de recherche ghanéen à la NASA, à l’origine du projet.

De son côté, avec le lancement du satellite Mohammed VI-A, les objectifs sont bien plus militaires avec la surveillance des pays voisins, même si le Maroc avait fait valoir des objectifs d’observation terrestre, notamment pour mener des projets agricoles ou pour mieux gérer les catastrophes climatiques.

Quoi qu’il en soit, tout cela coûte horriblement cher, surtout pour des pays en proie souvent à des difficultés et des impératifs, plus pressants. Les deux pays les plus avancés en matière de conquête spatiale en Afrique, restent l’Afrique du Sud et le Nigeria. Cependant, la tendance est à l’union.

On voit donc poindre des stratégies communes. Celles-ci permettraient aux jeunes agences spatiales de gagner en indépendance vis-à-vis de l’aide allouée par d’autres pays pour envoyer des satellites dans l’espace comme ce fut le cas pour le Japon et les États-Unis pour GhanaSat-1, la Russie pour le satellite angolais.

Dès 2010, l’Union africaine a chargé un groupe de travail de développer une politique commune concernant l’espace. Un texte rédigé par le groupe, intitulé l’African Space Policy and Stategy indique les raisons de cette ambition spatiale alors que l’Afrique est déjà en prise avec nombre d’autres problématiques. Il établit un programme précis spatial africain pour les cinq prochaines années, et une mise en œuvre dans les dix années suivantes.

Crédit photo : Алексей М

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