Libération des infirmières bulgares en Libye : le rôle de Cécilia Sarkozy en question

Avec la garde à vue de Nicolas Sarkozy, entendu dans le cadre du supposé financement libyen de sa campagne de 2007, c’est évidemment un grand déballage des relations entre la Libye et la France de l’époque qui s’effectue. Au milieu de tout cela, selon les dernières déclarations de l’ex-président de la République, il apparaît, que le rôle joué par Cécilia Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares, ne fut pas exactement celui que l’on a mis en avant à l’époque.

On se rappelle tous, de ces superbes images du 24 juillet 2007. Cécilia Sarkozy, descendant de l’avion présidentiel français, avec elle les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien, enfin libérés après huit années d’emprisonnement et de torture. Ils avaient été accusés d’avoir inoculé le virus du sida à des centaines d’enfants libyens. Nicolas Sarkozy, à l’époque qualifia l’intervention de son épouse de “remarquable”.

C’est vrai que depuis, on a appris que la Libye avait réclamé, et obtenu en contrepartie de la liberté des infirmières bulgares, une rançon de 460 millions d’euros et sa réhabilitation sur la scène internationale. Tout cela, nous amènera à la fameuse visite du colonel Kadhafi à Paris en décembre 2007.

Cependant, la dernière garde à vue de l’ancien président, a confirmé la grande mascarade qui a entouré cette libération. L’ancien Président, a affirmé aux policiers que “Cécilia n’a pas joué un rôle dans la négociation qui était déjà bouclée“.

Pourtant, dans son autobiographie, “Une envie de vérité”, publiée en 2013, Cécilia Attias a livré des détails, qui laissent à penser que sa discussion avec le Colonel Kadhafi fut âpre, et sous-entend que rien n’était joué. Elle raconte précisément des faits et conclut en ces termes, “je ne m’en targue pas, mais c’est un fait : en 2007, j’ai sauvé la vie de six personnes. Et c’est bien là l’essentiel…”

Donc, la question maintenant, ne concerne plus les tenants et les conditions de la libération des otages, mais plutôt de savoir, si Cécilia s’est prêtée volontairement à cette comédie, ou si son ex-mari, les diplomates et les stratèges de la communication de l’Élysée chargés de la négociation, ont tous tramé dans son dos.

Crédit photo : André Gunthert

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