Avec le projet Gumdrop, les chewing-gum sont eux aussi recyclés

Tout le monde, s’est un jour retrouvé bien embêté avec son chewing-gum, qui n’a plus de goût et que l’on voudrait bien jeter discrètement. Anna Bullus, un designer britannique a lancé une initiative, qui pourrait éviter de laisser votre petite boule sous une table, et de débarrasser nos trottoirs de cette substance qui colle à nos chaussures. Elle a mis au point le projet Gumdrop, qui consiste à installer dans les lieux publics des poubelles spécifiques de récolte des pâtes à mâcher, pour les transformer en une multitude d’objets en plastique recyclé.

Depuis 10 ans, la Britannique a une idée en tête, recycler les déchets abandonnés dans nos rues, et elle a pu constater qu’aucune initiative n’avait été proposée pour recycler les chewing-gums. Pourtant, une analyse chimique de ces petits morceaux de pâte multicolore, révèle qu’ils sont en grande partie composés de gomme synthétique, un polymère comparable à certaines matières plastiques. Anna Bullus précise, “on appelle ça du polyisobutylène, la même chose que ce que l’on trouve dans les chambres à air des roues de bicyclettes”. Il apparaît donc clairement, que l’on peut s’en servir pour confectionner différents objets.

La grosse difficulté en fait, n’est pas dans l’utilisation des chewing-gums, mais dans la collecte. Pour cela, Anna Bullus, a installé une série de bacs de collecte, difficiles à rater, car fait d’un plastique rose bien brillant, à hauteur de bouche, pour que les passants puissent y cracher directement leurs pâtes à mâcher. Ces poubelles à chewing-gums, baptisées Gumdrop, présentent aussi une pancarte, qui explique le devenir des chewing-gums collectés.

Anna Bullus, a d’abord reçu le soutien de l’Université de Winchester, un établissement public britannique, qui accueille chaque jour sur son campus près de 8 000 professeurs et étudiants. Les responsables ont pu constater une nette diminution de chewing-gums collés n’importe où, après l’installation de 11 poubelles spéciales chewing-gums. Du coup, pour confirmer la démarche, l’établissement a décidé d’offrir aux étudiants de première année des centaines de gobelets à café, fabriqués à partir de chewing-gums recyclés. Ensuite, c’est l’aéroport d’Heathrow et la compagnie ferroviaire britannique Great Western Railway, qui ont eux aussi adopté les poubelles roses d’Anna Bullus.

Du côté des industriels, les choses bougent aussi, car Anna Bullus, a maintenant des partenaires qui ont conçu une matière composée à plus de 20 % de chewing-gums usagés. Une fois chauffé, ce plastique peut être utilisé comme n’importe quel autre. Au bout du compte, l’initiative d’Anna Bullus va même fermer la boucle, car la firme Wrigley, l’un des plus importants fabricants de chewing-gums, a emboîté le pas à cette initiative, en fournissant les surplus de gomme produits dans son usine de Plymouth.

Crédit photo : The Think Tank

Laisser un commentaire