• Les conséquences du Brexit sur les finances européennes

    Quand on évoque le Brexit, on énumère, analyse, comptabilise les conséquences, et le coût que devrait supporter l’économie britannique. Cependant, il serait bon de voir concrètement les conséquences de ce départ sur le budget de l’Union Européenne, et comment celle-ci compte y faire face.

    Côté chiffre, c’est simple le départ des Britanniques laissera un trou de 10 à 13 milliards d’euros par an, qu’il va falloir compenser. Du coup, on regarde un peu partout où des économies pourraient être faites. De fait, les regards se sont tournés surtout vers les pays de L’Europe de l’Est, qui pourraient pâtir d’une baisse des aides européennes.

    C’est le président Français Emmanuel Macron, qui a évoqué les sujets qui fâchent. Dans la ligne de mire, la Pologne, qui depuis décembre est soupçonnée par Bruxelles d’atteintes répétées à l’indépendance de la justice. Le président Macron, insiste pour conditionner plus fermement, aides européennes et respect des valeurs européennes. Emmanuel Macron, a aussi eu des mots durs envers la Hongrie en expliquant, « quand on détricote l’Europe, quand on utilise les fonds  pour faire du dumping social et fiscal, on prend les contributeurs nets un peu pour des imbéciles. La solidarité se justifie parce que nous avons des valeurs et des projets communs. Ce n’est pas un self-service ». La chancelière Allemande Angela Merkel, a enfoncé le clou vis-à-vis de la Hongrie, qui persiste à refuser des réfugiés depuis 2015, en expliquant “la solidarité n’est pas à sens unique“.

    Il faut rappeler, que les deux gros postes budgétaires de l’Union Européenne sont d’un côté, la politique agricole commune et de l’autre, les fonds de cohésion, aides territoriales et autres enveloppes structurelles censées hisser le niveau de vie des régions les moins avancées vers la moyenne de l’UE. Si le premier poste concerne un maximum de pays européens, le second par contre, profite surtout à des pays de l’Europe Orientale comme La Pologne et la Hongrie, qui absorbent ensemble une bonne part de ces enveloppes de cohésion.

    L’occasion est donc belle, d’une part de définir les axes des réductions budgétaires, et au passage de faire payer à certains pays d’Europe orientale des écarts de conduite, et leurs velléités de mener des politiques jugées extrémistes par rapport au projet européen. Il fallait un terme pour enjoliver tout cela, et ce sera, la “conditionnalité”. Une tournure sémantique, qui veut dire que les aides ne seraient plus ni automatiques, ni même définitivement fixées des années à l’avance.

    Crédit photo : www.GlynLowe.com

     

    Laisser un commentaire

    Copyright Toute l'actu2012 | Qui sommes-nous ? | Mentions légales | Ecrivez-nous !