France : on fume de moins en moins…chez les plus riches
Fumer, peut s’avérer être un important indicateur psychologique pouvant révéler par exemple un état de stress, un manque, ou une volonté de transgression des codes et bien d’autres encore. Fumer devient aussi de plus en plus un marqueur social, car comme l’indique une étude de Santé magazine. Le pourcentage de fumeurs au quotidien a continué d’augmenter chez les Français à faibles revenus, et à l’inverse, il a baissé chez les Français à haut niveau de revenus.
Les chiffres de cette étude sont sans équivoque. Entre 2010 et 2016, le pourcentage de fumeurs au quotidien a continué d’augmenter chez les Français à faibles revenus, passant de 35,2 % à 37,5 %. Par contre, pour les Français à haut niveau de revenus, cette proportion est passée de 23,5 % à 20,9 % en six ans.
Il apparaît donc, que l’augmentation des prix et les différentes mesures de prévention ont étrangement moins d’impact sur les personnes les moins fortunées. Il faut donc se tourner et chercher quelles sont les raisons profondes qui poussent les gens à continuer à fumer, même sans en avoir les moyens. L’étude met en avant de nombreux facteurs à prendre en compte.
Tout d’abord, la cigarette reste un moyen facile et immédiat de faire face à un stress plus intense face aux difficultés quotidiennes qui se combinent avec une difficulté à envisager sereinement l’avenir.
On peut y voir aussi, une attitude plus générale et globale de méfiance envers les messages de prévention et les instituts qui en font la promotion. Ils représentent le pouvoir en place, qui pour certains remet en cause nos libertés et nous cache des choses. On touche là une norme sociale liée au tabac et à une image de non-conformité accentuée par les messages de prévention. Enfin, il ne faut pas oublier une dépendance classique qui demande parfois un accompagnement coûteux pour s’en défaire.
De manière plus générale, en 2016, 28,7 % des Français ont quotidiennement fumé, contre 29,1 % en 2010. En ajoutant les 5,8 % de fumeurs occasionnels, la France compte un peu plus d’un tiers de fumeurs (34,5 %). Un pourcentage élevé, qui place la France parmi les pires pays occidentaux.
L’étude révèle aussi, une baisse du nombre d’utilisateurs d’e-cigarette. Santé publique France, explique que cela « peut être interprété comme un phénomène de mode qui a tendance à s’estomper ».

Crédit photo : Gauthier Flahaux

 

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