Retour sur la révolution libyenne

Née d’une contestation populaire suite aux diverses revendications sociales et politiques, la révolution libyenne aura été une révolution sanglante jusqu’à sa fin, le 19 octobre 2011, date de l’arrestation et de l’assassinat de Mouammar El Kadhafi, le Guide de la Révolution Jamahiriya Arabe Libyenne, celui qui a régné avec une main de fer et sans partage sur la Libye, pays très riche en pétrole, pendant plus de quatre décennies.

Personne n’aurait cru à une fin tragique d’un tyran il y a un an, étant donné que toute contestation, aspiration à la liberté et aux principes démocratiques ont été durant ces décennies de règne, brimées et étouffées dans l’œuf. Communément surnommé « le printemps arabe », cette révolution dont le vent a commencé par souffler depuis la fin de 2010 en Tunisie et plus tard en Egypte et qui a par la suite, vu  la chute de Zine el Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak, respectivement anciens présidents de la Tunisie et de l’Egypte, a gagné aussi la Libye. C’était un mouvement populaire qu’on ne pouvait plus contourner ni étouffer. Il a débuté le 15 Février 2011.

Le peuple, inspiré par la vague de contestation populaire de leurs voisins d’est et d’ouest, décida de finir avec ce règne sans partage, vieux de 42 ans qu’il a subi depuis le 1er septembre 1969, date de l’accession au pouvoir de Mouammar el Kadhafi qui a renversé sans effusion de sang, le roi Idriss 1er, puis institué une monarchie favorable à la bourgeoisie locale.

Des pressions et des voix commencèrent par fuser et s’élever de toute part, surtout des puissances occidentales à savoir les USA et l’UE et aussi de certains pays arabes, pour que le « Guide » cède et laisse le pouvoir face aux contestations. Il refusa et les défia même jusqu’aux dernières gouttes de son sang, ces occidentaux qu’il considérait comme des impérialistes.

Pour lui, c’est une agression extérieure des puissances occidentales qui n’avaient que pour unique ambition s’accaparer des richesses pétrolières du pays et en profiter au détriment des libyens. Le conseil de sécurité de l ONU, à l’exception de la Russie et la Chine, mandata l’OTAN à intervenir en Libye, non pour déloger Kadhafi, mais pour protéger la population qu’ils croyaient et pensaient menacée par la rage et la fougue du Guide.

Ainsi commença une guerre civile. Des mouvements insurrectionnels et spontanés appuyés et soutenus par les forces de l’OTAN qui s’engagea dans une guerre de libération de leur pays. Ce qui continua jusqu’au jeudi 19 octobre 2011 où un cortège de voitures dans lequel se trouvait Kadhafi fut attaqué. Il fut blessé et les forces révolutionnaires l’arrêtèrent. Puis après, on apprit sa mort dans des conditions qui jusqu’à présent ne sont pas encore éclaircies. Son corps a été exposé dans une villa froide, dans sa ville natale Syrte où il s’est replié et refugié avec ses derniers fidèles après la chute de Tripoli.

Il sera tué avec un de ses fils et son ancien ministre de la défense. Avant la chute de Tripoli, une partie de sa famille, à savoir sa femme et ses filles, ont trouvé refuge en Algérie. Un mandat d’arrêt international est lancé contre son fils El-Islam.Le 23 octobre 2011, la libération de la Libye fut proclamée par la CNT, l’institution reconnue par la communauté internationale et qui dirigera la transition vers l’organisation des élections générales et la rédaction de la constitution pour une durée de huit mois.

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