La LPO fête ses cent ans

Alain Bougrain Dubourg, président de la Ligue de la Protection des Oiseaux, (LPO), a résumé en trois mots les cent ans d’action de l’association : «Consternation, détermination et satisfaction».

«La consternation parce que l’on a trop vu d’espèces fragiles, d’espèces agressées et de nature violée, la détermination car on agira toujours sur le terrain, et la satisfaction parce que quand on se bat on réussit », a-t-il précisé.

Depuis 1912, quand les chemins de fer de l’Ouest organisaient des safaris pour abattre les «calculots» (macareux moines), l’oiseau qui est devenu le symbole de la LPO, la mobilisation des défenseurs des oiseaux n’a jamais faibli. Aujourd’hui, la LPO emploie 450 salariés et compte 45.000 membres, alors qu’ils n’étaient que 15 salariés et 3.000 adhérents en 1990.

Selon Allain Bougrain Dubourg, «l’oiseau qui était notre motivation première est devenu une vitrine pour le vivant. La biodiversité est là, on est dans l’urgence pour la préserver! (…) Car les capacités de dégrader le vivant sont plus violentes que la capacité de redonner vie».

Pour l’association, l’urgence est aujourd’hui de protéger les milieux bouleversés par l’impact d’une agriculture trop intensive (soit 50% des territoires), les zones humides (qui s’effacent comme peau de chagrin) en accompagnant des programmes spécifiques sur les espèces les plus fragiles.

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