La thèse du complot anti-DSK refait surface

L’affaire Strauss-Kahn est sale, dans tous les sens du terme. Les accusations portées à l’encontre de l’ancien directeur du FMI étaient graves, le femme de chambre a très vite été dé-crédibilisée, le doute a perduré, et des questions restent en suspens.

 Le magasine New York Review Of Books a permis au journaliste Edward Jay Epstein de publier une enquête de trois pages, qui révèle de nouveaux détails sur cette fameuse journée du 14 Mai 2011.

 Dans les révélations de l’article, on relève quelques bizarreries comme la disparition du téléphone portable de DSK le matin même de l’affaire, le piratage de ce dernier, sa désactivation au Sofitel, et le fait qu’un mail personnel de Strauss-Kahn à son épouse ait été lu dans une réunion politique avant l’annonce de l’affaire. Ensuite, les aller-retours de Mme Diallo dans la chambre voisine à celle de DSK entretiennent le mystère. Mais encore, juste après le récit de la femme de chambre, une vidéo de surveillance montre le chef des services techniques du Sofitel, Brian Yearwood, et un acolyte non-identifié se réjouir ostensiblement.

Si les charges pénales ont été abandonnées, DSK reste poursuivi au civil par Mme Diallo, et sa carrière politique ne s’est jamais si mal portée. La thèse selon laquelle Strauss-Kahn a été piégé là ou il pêche se dessine, se peaufine, et se confirme depuis quelques mois. Les avocats parlent d’une « entreprise délibérée visant à le détruire politiquement ». Pour autant, même s’il s’agir là d’un complot, le comportement de Dominique Strauss-Kahn n’est pas très clair, la preuve en est des multiples scandales sexuels qui ont éclatés depuis le 14 Mai.

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