Le Jenni du prix Goncourt 2011

Depuis 1896, le début de l’hiver est marqué par l’arrivée d’une récompense littéraire quelque peu prestigieuse : le fameux prix Goncourt. Cette année, c’est au tour d’Alexis Jenni, professeur de biologie à Lyon, d’être récompensé pour son premier roman, “L’art français de la guerre” (Gallimard).

L’auteur de “l’Art de la guerre” a été consacré mercredi 2 novembre, remportant la récompense la plus estimée par le monde littéraire français. Encensé par la critique et avec déjà 56 000 exemplaires vendus,”L’Art français de la guerre” est une fresque qui interroge l’héritage de vingt ans de guerres coloniales. Ecrivain à ses heures perdues, Alexis Jenni propose en effet à son lecteur le récit d’un voyage à travers l’histoire militaire de la France, notamment en Indochine et en Algérie, mais aussi dans la société actuelle. Un défi de taille donc, mais qu’Alexis Jenni réussit avec brio.

Le narrateur, jeune gauchiste lyonnais, rencontre Victorien Salagnon, ancien militaire qui a combattu pour la France, et qui profite de son statut de vieux sage pour lui raconter l’histoire de sa vie. De la résistance à la guerre en Algérie, en passant par l’Indochine, Alexis Jenni, qui pensait rester toute sa vie un écrivain du dimanche, propose une réflexion remarquablement bien menée sur le concept du “nous français”. Le lecteur se voit charmé par cette approche pour le moins subtile et sensible du rapport de la France à son passé colonial.

Chapeau l’artiste.

 

 

 

 

 

 

 

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