Michel Petrucciani à l’honneur

Le documentaire de Michael Radford retrace la vie de Michel Petrucciani, disparu en 1999 à 36 ans. Une vie courte mais intense pour un grand petit homme.

Il a enregistré une bonne vingtaine de disques excellents dont certains sont mythiques à l’instar de Complete Live in Germany. Atteint de la maladie des os de verre, il mesurait 99 cm, mais cela ne l’a pas empêché d’être un soliste incroyable, en même temps qu’un sacré séducteur.  Ses amantes, ses producteurs et ses compères musiciens, ont témoigné devant la caméra de Michael Radford.

Très tôt initié à la musique par un père mélomane, il raconte devant la caméra comment il a obtenu son premier piano, un marteau dans les mains, et par le biais d’une spectaculaire crise de nerfs, par ailleurs “un peu pourri” car ses parents ne pouvaient pas assumer un achat aussi lourd.  étudier les envolées pianistiques d’Art Tatum ou de Bill Evans l’intéresse bien plus que d’aller à l’école. .

Petrucciani, encouragé par ses parents, est ensuite devenu le jazzman que l’on connaît: combatif, toujours fonceur et jamais victime. Il préférait profiter de la vie, les tournées, la fête, et surtout la musique et les femmes plutôt que de s’attarder sur ses douleurs. Les quatre conjointes officielles, très présentes dans ce documentaire, sont toutes d’accord sur au moins deux ou trois points : Michel Petrucciani était “gâté par la nature”, drôle, joyeux, fêtard. Et il détestait tant tergiverser et perdre son temps que, du jour au lendemain, il pouvait rompre sans explication…

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