La dégringolade des bourses européennes

Ce mardi 9 août, la situation des places financières européennes a continué de manifester less contrecoups de la sévère crise de la dette qui s’étend des deux côtés de l’Atlantique. Alors qu’elles semblaient fragiles à l’ouverture des cotations, les Bourses enregistraient en fin de matinée des pertes d’une ampleur telle que le spectre du krach se fait de plus en plus présent.

Un peu avant 11 heures, la Bourse de Paris s’écroulait de 3 % et le CAC 40 avoisinait la barre des 3 000 points. Gérant d’actions chez Barclays Bourse, Renauld Murail commente: “C’est une véritable capitulation, un raz-de-marée, aucun secteur n’est épargné. Rien ne semble arrêter la panique”.

La chute est particulièrement significative à Francfort, où le DAX chute à la même heure de 6,50 %. Londres perd 4,50 %.

Rome (- 3 %) et Madrid (- 3,50 %) dévissent dans un moindre mesure, résultat d’un horizon qui s’éclaircit légèrement sur le front de la crise de la dette. Après les promesses de la Banque centrale européenne de soutenir les Etats de la zone euro les plus endettés, les taux des obligations à dix ans de l’Italie et de l’Espagne ont reculé de près de 5 %, signe de la confiance des marchés dans les annonces de la BCE.

A l’instar de New York, les marchés asiatiques ont, plus tôt dans la journée du lundi, été frappés et avaient subi des pertes importantes malgré la mobilisation générale des dirigeants politiques et des banquiers centraux de la planète, qui multiplient les interventions pour éteindre l’incendie.

Tous les regards sont désormais tournés vers la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) dont le communiqué est attendu à dans la soirée.

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