Anders Behring Breivik est “maléfique” selon les enquêteurs

Les enquêteurs buttent contre par la personnalité d’Anders Behring Breivik, un homme qui raisonne selon une logique implacable et déconcertante et qui a avoué le massacre de 76 personnes.

Anders Breivik est une personne «absolument maléfique, (…) très calculatrice, très froide et très intelligente» estime Janne Kristiansen, la directrice du Service de sécurité de la police (PST) norvégienne.

«Je pense qu’il n’a probablement pas de complices, en conséquence il a le contrôle total (…). Il a le contrôle de la situation parce que lui seul peut nous dire quoi faire, et que nous n’avons pas de source», a-t-elle déploré. La police norvégienne essaye toujours de découvrir s’il existe un ou plusieurs complices et d’autres bombes. C’est la «priorité» à l’heure actuelle, a ajouté Janne Kristiansen. Mais «nous n’avons aucun indice parce qu’il ne communique qu’avec lui-même. Il mène une vie parallèle: les gens autour de lui pensent qu’il est une personne ordinaire, mais en son for intérieur c’est quelqu’un de complètement différent. D’absolument maléfique», selon la chef du PST.

A ses yeux, cet homme est «un loup solitaire», qui «est parvenu à échapper à tous les radars». Elle en a tiré la conclusion suivante: «Quoiqu’il en soit nous allons tous –en Norvège et d’autres services secrets– tirer des leçons de cette affaire». Lors de ses auditions par la police et sa comparution lundi devant un juge à Oslo, Anders Behring Breivik, qui se décrit comme un «chevalier templier» en croisade, a évoqué «plusieurs cellules» de son organisation, en Norvège et à l’étranger.

Au moment de son arrestation, le journal norvégien Verdens Gang rapporte que les premiers mots d’Anders Behring Breivik ont été pour dire qu’il avait « fini maintenant ». L’interpellation s’est faite sans résistance. Haavard Gaasbakk, qui dirigeait le commando, a expliqué que peu après être arrivée sur l’île et s’être rapprochée de la zone des coups de feu, l’équipe d’intervention a hurlé « Police, nous sommes armés », a expliqué. Anders Behring Breivik est apparu près d’une zone boisée, les « mains levées en l’air », son arme posée 15 mètres derrière lui.

Janne Kristiansen a précisé que la police norvégienne, qui collabore avec plusieurs services de renseignement européens et américain, enquête sur l’éventuelle utilisation d’un talkie-walkie par le tueur.

Une équipe de démineurs a procédé à la destruction, dans la nuit de mardi à mercredi, des explosifs stockés dans la ferme qu’Anders Behring Breivik louait au nord d’Oslo, ferme dont il servait comme couverture pour ses achats de produits explosifs dont des engrais.

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