Sangliers morts: la piste des algues vertes reconsidérée

Suite à la découverte de 18 cadavres de sangliers, les recherches ont mené à la découverte de bactéries indicatrices de la présence d’algues près d’une plage des Côtes d’Armor.

La préfecture des Côtes d’Armor a fait savoir qu’un taux de cyanobactéries “au-dessus du seuil d’alerte” a été relevé mardi 26 juillet après analyse d’une retenue d’eau proche du site où 18 sangliers  ont été retrouvés morts.  Au total, c’est 28 cadavres qui ont été collectés depuis début juillet.
Dimanche 24 juillet, deux prélèvements d’eau ont été effectués. Huit cadavres de sangliers avaient alors été découverts dans l’estuaire du Gouessant, près d’une plage fermée pour cause d’algues vertes. L’un d’entre eux, réalisé dans une retenue d’eau, “fait paraître un résultat en cyanobactérie qui se trouve au dessus du seuil d’alerte mais en dessous du seuil de danger”, indique la préfecture. “Les résultats complémentaires des analyses seront communiqués intégralement” mercredi, indique par ailleurs la préfecture.
Les spécialistes ont également effectué des mesures d’hydrogène sulfuré, un gaz toxique émis notamment lors de la putréfaction des algues vertes et les résultats seront connus mercredi. La découverte des sangliers morts a suscité l’inquiétude des élus locaux et ravivé les critiques des associations environnementalistes, qui dénoncent depuis des années l’effet néfaste des nitrates qui favorisent la prolifération des algues vertes.
“Une des hypothèses que nous émettons est que les animaux aient pu boire l’eau d’un plan d’eau victime d’eutrophisation (prolifération d’algues, NDLR) et qui pourrait contenir des cyanobactéries” dont certaines espèces sont toxiques, affirme le délégué général de l’association Eau et Rivières de Bretagne.
Suite à la découverte début juillet des deux premiers marcassins, la préfecture avait formellement exclu tout lien possible avec les algues vertes. Cette position avait provoqué de vives réactions de la part des associations environnementalistes. La colère des des locaux est d’autant plus forte que le phénomène semble s’amplifier. Près de 32.000 m3 d’algues vertes ont été ramassées sur les plages bretonnes mi-juillet, un peu plus qu’à la même période l’an dernier (28.271 m3), selon les chiffres officiels.

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