Belgique:La situation se débloque

Vendredi 22 juillet, huit des principaux partis belges ont réussi à se mettre d’accord pour la formation d’un gouvernement, après plus d’un an “vide”.

Le chef socialiste francophone belge Elio Di Rupo a profité de la fête nationale belge, le 22 juillet, pour mener une réunion avec les responsables des huit principaux partis du pays (quatre francophones et quatre flamands). Elle a débouché sur un accord commun qu’Elio Di Rupo a présenté au roi Albert II. Un communiqué rapporte que le monarque, constatant “la volonté exprimée par une large majorité de résoudre les problèmes institutionnels et socio-économiques auxquels le pays est confronté”, a demandé au leader du PS de poursuivre sa mission de “formateur”.

Joëlle Milquet, la présidente du parti centriste francophone (CDH) a fait part de son enthousiasme à l’issue de la nouvelle: “Pour la première fois, il y a un accord pour entrer en négociation et pour la première fois, le CD&V accepte d’y participer sans la N-VA”, a réagit Joëlle Milquet, la présidente du parti centriste francophone (CDH). Depuis les élections législatives anticipées de juin 2010, convoquées en raison du blocage entre Flamands et francophones , le principe même de telles discussions n’avait jamais pu être agréé.

C’est la faille qui a entamé le front flamand du refus qui a permis cet accord. Le parti-clé des chrétiens-démocrates (CD&V), a pris ses distances vis-à-vis de la première formation politique de Flandre, le mouvement indépendantiste N-VA, auquel il liait jusqu’ici son sort.

Les négociations ne vont cependant pas commencer tout de suite. Le roi a proposé à Elio Di Rupo, qui l’a acceptée, une “trêve” jusqu’à la mi-août pour permettre aux responsables politiques belges de se reposer de leur “grande fatigue” après une crise de plus de 400 jours.

Avant de parler programme de gouvernement, les huit partis vont d’abord parler des sujets sensibles: la suppression de droits linguistiques et électoraux spécifiques des francophones dans la banlieue néerlandophone de Bruxelles, au sein du seul arrondissement bilingue du pays, appelé Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). La réforme des institutions du pays, dans le sens des revendications flamandes d’une autonomie renforcée des régions en matière fiscale, d’emploi ou de santé, sera aussi abordée.

“L’équilibre reste fragile mais ne boudons pas notre plaisir. Nous avons fait un pas dans la bonne direction”, s’est réjoui le président des libéraux francophones, Charles Michel.

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