Pédophilie: le Premier ministre Irlandais attaque le Vatican

Mercredi 21 juillet, Enda Kenny, le premier ministre irlandais,  s’est attaqué au Vatican devant la chambre basse du parlement, concernant le dossier des abus sexuels sur des mineurs commis dans l’Église.

Enda Kenny a blâmé le Saint-Siège pour les « dysfonctionnement, la déconnexion, l’élitisme et même le narcissisme qui dominent la culture du Vatican» suite à la publication d’un rapport mettant en cause la hiérarchie du diocèse de Cloyne. Le premier ministre a accusé le Saint-Siège qui aurait, selon lui, « tenté de bloquer une enquête en cours dans un État souverain, démocratique et républicain », soutenant que cela s’est produit « il y a trois ans et pas trente ». Enda Kenny a aussi déclaré que « le viol et la torture des enfants avaient été minimisés pour soutenir le primat des institutions, leur pouvoir et leur réputation ».

Le jour précédent, le Père Federico Lombardi, Directeur de Radio Vatican et du Bureau de presse du Saint-Siège, avait indiqué que la tentative d’ingérence du Saint-Siège » n’était en fait qu’une lettre de 1997 adressée par le nonce en Irlande à la Conférence épiscopale s’appuyant sur des informations reçues par la Congrégation pour le Clergé.

La lettre pointait du doigt le fait que le document «Child Sexual Abuse : Framework for a Church Response » (Abus sexuels sur des enfants : structure d’une réponse de l’Église) comportait des éléments incompatibles avec la loi canonique universelle et soulignait le risque de prendre des décisions qui pourraient se révéler ensuite contestables ou invalides d’un point de vue canonique.  Le père Federico Lombardi en a conclu que cette lettre ne contenait pas d’invitation à occulter les cas d’abus.

Le Père Lombardi s’est défendu face aux accusations portées à l’encontre du Saint-Siège« Comme si le Saint-Siège était coupable de ne pas avoir donné valeur de loi canonique à des normes auxquelles un État n’avait pas jugé nécessaire de donner valeur de loi civile ! »

 

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