16 activistes d’Anonymous arrêtés pour piratage par le FBI

Mardi 19 juillet, la police fédérale américaine (FBI) a déclaré que son enquête sur le collectif d’hacktivistes “Anonymous” avait mené à l’arrestation de seize personnes aux Etats-Unis et que les polices britannique et néerlandaise en avaient arrêté cinq autres.

Un communiqué commun du FBI et du ministère de la justice a fait savoir que “Quatorze personnes ont été arrêtées aujourd’hui par le FBI, sous des accusations liées à leur implication présumée dans une attaque informatique contre le site Internet PayPal [groupe eBay] dans le cadre d’une opération revendiquée par le groupe Anonymous”. Deux autres personnes d’un autre groupe ont été arrêtées mardi à la suite d’accusations similaires aux Etats-Unis.

Les quatorze suspects présumés liés à Anonymous ont été arrêtés dans dix Etats ou territoires des Etats-Unis, de la Californie à la capitale Washington, de l’Arizona au Massachusetts. Les autorités américaines ont précisé que plus de trente-cinq mandats de perquisition ont été exécutés.

Les personnes arrêtées sont généralement accusées d’avoir participé “avec d’autres” à des attaques par déni de service (en saturant les serveurs d’un site Internet) contre le site de paiement en ligne PayPal entre le 6 et le 10 décembre 2010. Il s’agissait selon les autorités de “représailles” après que PayPal eut fermé le compte permettant de faire des donations au site WikiLeaks, spécialisé dans la diffusion d’informations classées secrètes ou confidentielles. Outre PayPal, les activistes auraient également mis hors service les sites Internet de Visa, Mastercard et d’autres sociétés de paiement ayant suspendu leurs versements à WikiLeaks l’an dernier.

En outre, un autre jeune homme de 21 ans, Scott Arciszewski, est accusé d’avoir accédé illégalement le 21 juin à un site basé en Floride de l’organisme InfraGard, qui travaille avec le FBI, et il a déjà comparu devant un tribunal fédéral d’Orlando, indique le communiqué. Lance Moore, également âgé de 21 ans, a été arrêté à Las Cruces, au Nouveau-Mexique, pour avoir publié des informations confidentielles de l’opérateur téléphonique AT&T.

Les autorités ont précisé que les quatorze suspects américains, accusés de complot, sont passible de cinq ans de prison. Ils risquent également dix ans de prison et 250 000 dollars d’amende (176 000 euros) pour dégâts volontaires sur un système informatique protégé.

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