Japon: du boeuf contaminé est interdit à la vente

Mardi 19 juillet, le gouvernement japonais a fait savoir qu’il interdisait la vente du boeuf élevé dans la préfecture de Fukushima,  quatre mois après l’accident d’une centrale nucléaire dans la région.

le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a déclaré:”Nous avons donné l’ordre au gouverneur de la préfecture de stopper les livraisons de l’ensemble du bétail de Fukushima”. “Nous allons prendre toutes les mesures possibles pour indemniser les éleveurs de façon convenable”, a-t-il ajouté.

D’après de récentes informations, il y aurait au moins 650 bêtes dont la viande aurait été vendue au japon alors qu’elles ont été nourries au foin contaminé au césium radioactif. Les consommateurs sont de plus en plus inquiets. Environ 550 des boeufs suspects ont été élevés dans la préfecture de Fukushima, les autres dans les préfectures voisines de Yamagata et Niigata, situées sur la côte de la Mer du Japon.

Le foin contaminé a été stocké en extérieur dans les semaines qui ont suivi l’accident intervenu à partir du 11 mars à la centrale Fukushima Daiichi (Fukushima N°1) alors que ce dernier a entraîné d’importants rejets radioactifs dans l’air, le sol et l’eau des environs.

La viande concernée a été distribuée dans les trois-quarts des 47 préfectures du Japon, dont celle de Tokyo, et a déjà été consommée dans la majorité d’entre elles, selon un décompte de la chaîne de télévision NHK. Pour éviter de semer la panique chez les consommateurs, les autorités ont fait savoir qu’il faudrait manger quotidiennement de cette viande pendant un an pour entraîner des conséquences sur la santé humaine.

Le gouvernement n’a pour le moment mis en place aucun système de contrôle centralisé de la radioactivité de la nourriture. Il compte sur les tests réalisés par les préfectures et les municipalités. Des taux de radiations supérieurs à la norme légale ont été relevés dans divers aliments cultivés dans les régions proches de la centrale, comme les légumes verts, le lait ou le thé, et quelques interdictions ont été décrétées pour certains produits précis.

Alors que certaines fermes d’élevage sont localisées à la lisière des 20 km de rayon décrétés “zone interdite” autour de la centrale accidentée, le gouvernement n’avait jusqu’à présent pas pris de mesure aussi sévère concernant les animaux.

La majorité des autres aliments issus de la production de la préfecture de Fukushima restent commercialisés. Dans les semaines suivant l’accident, des consommateurs japonais, principalement les personnes âgées, ont même acheté de préférence les produits venant de cette région afin d’en soutenir les agriculteurs.

 

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