Le naufrage du Boulgaria fait plus d’une centaine de mort

Suite au naufrage d’un bateau de croisière sur la Volga ayant causé la mort de plus d’une centaine de personnes, le président russe Dmitri Medvedev a ordonné lundi 11 juillet la vérification de tous les transports en Russie.

“Nous devons procéder à un examen total de tous les moyens de transport de passagers”, a exigé le président au cours d’une réunion avec des ministres retransmise par la télévision publique.Une enquête pour “violation des règles de sécurité en matière de transport” a été ouverte. Les premières conclusions du comité d’enquête ont montré dans un communiqué que le bateau a démarré “malgré une panne du moteur principal gauche” et que “les hublots non fermés ont pu contribuer à la pénétration rapide de l’eau”.

Le naufrage du navire, qui a eu lieu à trois kilomètres du rivage, n’a pris que quelques minutes. L’épave repose par 20 mètres de fond après s’être cassé en quatre morceaux, a indiqué un responsable du ministère régional des Situation d’urgence, Igor Panchine.

“Il n’y a pratiquement aucune chance de trouver des survivants”, a déclaré lundi 11 juillet un porte-parole du ministère des Situations d’urgence sur la radio Echo de Moscou, Irina Andrianova. Selon les dernières estimations, 196 personnes se trouvaient à bord de ce bateau, « le Boulgaria » qui n’avait pas le droit d’embarquer plus de 120 personnes.

Le dernier bilan publié rendait compte lundi matin de 80 survivants. Lundi en milieu de journée, les plongeurs avaient remonté à la surface les corps de 41 personnes.

Le Boulgaria a fait naufrage dimanche vers 10h au Tatarstan, à environ 800 km à l’est de Moscou, en raison apparemment d’un forte pluie et d’un violent orage.

Les déclarations des services de secours, basés à Kamskoie Oustie, sur les bords de la Volga, ont laissé penser lundi à un photographe de l’AFP sur place qu’il n’était plus question d’une opération de sauvetage, mais de récupération des corps.

Des survivants, interrogés par la télévision Rossia24, ont fait savoir qu’il n’y avait aucune indication concernant les mesures de sécurité sur le bateau: “Il n’y avait aucune indication concernant l’endroit où se trouvaient les gilets de sauvetage”, a déclaré Natalia Makarova, qui racontait avoir échappé de peu à la mort en passant par une fenêtre alors que le bateau sombrait.

Un autre survivant, Nikolai Tchernov, a raconté sur Rossia24 que deux bateaux étaient passés à proximité sur la Volga après le naufrage et qu’aucun des deux ne s’était arrêté pour porter secours au survivants.

Des experts interrogés par les médias russes ont également affirmé que ce type de bateau était de conception dépassée, sa construction ne lui permettant pas de résister plus de quelques minutes à une importante voie d’eau.

 

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